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Droits TV : beIN doit casquer, Nasser l’a mauvaise

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La tension était palpable depuis des mois. En décidant de ne plus régler la totalité des sommes dues à la Ligue de Football Professionnel, beIN Sports avait lancé un défi frontal à l’instance. La chaîne qatarie protestait contre des restrictions de diffusion jugées injustes, héritées d’un ancien contrat avec DAZN. Mais ce mardi, le tribunal des affaires économiques de Paris a mis fin au conflit de la manière la plus sèche qui soit : beIN a été débouté de toutes ses demandes et condamné à verser 14,13 millions d’euros d’arriérés à la LFP.

Une humiliation pour le « sauveur » du foot français

Pour Nasser Al-Khelaïfi, cette décision est bien plus qu’un simple revers financier. C’est une véritable humiliation. Lui qui, à travers beIN, s’est souvent positionné comme le « sauveur » du football français, prêt à mettre la main à la poche lors des crises successives des droits TV, se retrouve aujourd’hui traité comme un mauvais payeur. Le communiqué glacial de la LFP, rappelant l’exigence du « respect des engagements réciproques », sonne comme une mise au point cinglante. Le message est clair : beIN n’est qu’un partenaire commercial comme un autre, et non un bienfaiteur au-dessus des contrats.

Cette condamnation, couplée au fait que la Ligue 1 sera diffusée en intégralité sur la plateforme Ligue 1+ dès la saison prochaine, acte une rupture profonde. Pour le patron de beIN Media Group, également président du PSG et figure centrale de l’ECA, le sentiment d’ingratitude doit être immense. Alors qu’un rapport sénatorial pointe ses potentiels conflits d’intérêts, la justice française le rappelle à l’ordre sur ses obligations contractuelles.

Un retrait stratégique inévitable ?

La réaction de Nasser Al-Khelaïfi risque d’être à la hauteur de l’affront. Fini le temps des arrangements et des coups de pouce. La relation entre beIN et la LFP va devenir froide, purement transactionnelle. Le désengagement de la chaîne du championnat de France, déjà acté pour l’avenir, pourrait s’accélérer. La Ligue 1, en se privant d’un diffuseur premium et d’un allié financier puissant, prend un risque considérable.

Nasser, lui, va recentrer son influence là où il est incontournable : au PSG, à l’UEFA, sur la scène internationale. Il n’a plus besoin de la Ligue 1 pour exister. En revanche, la Ligue 1, elle, pourrait bien regretter d’avoir poussé son « pompier de service » vers la sortie au moment où le marché des droits TV est plus fragile que jamais.

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