Algérie : Porte claquée au nez de Maxime Lopez
La porte s’est violemment refermée au nez de Maxime Lopez. Alors que tout semblait ficelé pour une arrivée en sélection dès le mois de mars, au même titre qu’Ethan Mbappé, le milieu de terrain du Paris FC a reçu une douche froide. Selon les informations du média Ennahar, la Fédération algérienne de football (FAF) a décidé de suspendre le traitement de son dossier administratif. Ce qui devait être une formalité s’est transformé en un véritable désaveu public pour l’ancien Marseillais. Pressenti pour renforcer les Fennecs en vue des échéances cruciales, Lopez paye aujourd’hui le prix fort d’une stratégie de communication jugée maladroite et tardive par les instances et le public algériens.
La vox populi a tranché pour Maxime Lopez
Si les dirigeants de la FAF semblaient initialement séduits par le profil technique du capitaine du Paris FC, ils ont dû reculer face à la fronde des supporters. L’appel du pied effectué par le joueur en novembre dernier sur Canal+, où il affirmait « si on m’appelle, j’irai », a eu l’effet inverse de celui escompté. Loin de susciter l’enthousiasme, cette déclaration a réveillé un sentiment de rejet. Pour la rue algérienne, Lopez est perçu comme un opportuniste qui se rabat sur la sélection nationale par défaut, maintenant qu’il évolue dans le bas de tableau de L1 et que l’horizon de l’équipe de France A est définitivement bouché.
Ce qui ne passe pas, ce n’est pas tant son changement de nationalité sportive – des joueurs comme Andy Delort, Mehdi Lacen ou Carl Medjani ont emprunté ce chemin avant lui – mais bien ses propos passés. Les supporters n’ont pas oublié qu’au sommet de sa forme, lorsqu’il brillait avec l’OM ou Sassuolo, Maxime Lopez avait clairement tourné le dos aux Verts. « Je suis un joueur de l’équipe de France et je compte continuer là-dessus », martelait-il il y a cinq ans. Cette hiérarchisation explicite, reléguant l’Algérie au rang de roue de secours une fois la trentaine en approche, est vécue comme un manque de respect impardonnable par une fierté nationale à fleur de peau.
Aujourd’hui, Maxime Lopez paie les conséquences de ses choix de jeunesse. En voulant jouer sur les deux tableaux, il se retrouve sans chaise musicale. Le rêve de disputer la Coupe du monde 2026 s’éloigne considérablement pour lui. Si le football algérien nous a habitués à des retournements de situation spectaculaires et qu’il ne faut jamais dire « jamais », le message envoyé est clair : le maillot des Fennecs se mérite et ne se choisit pas par dépit. Pour l’heure, le « cuisant affront » est acté, et Lopez reste à quai.

