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Y a-t-il un malaise Haaland à Manchester City ?

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C’est une image à laquelle la Premier League n’est pas habituée. Ce samedi, alors que Manchester City jouait une carte cruciale contre Wolverhampton pour se relancer dans la course au titre, Erling Haaland a débuté la rencontre… assis, emmitouflé dans sa parka. Une décision forte de Pep Guardiola qui intervient au terme d’une semaine noire pour le Norvégien. Muet et maladroit lors de la défaite choc contre Bodo/Glimt (1-3) en Ligue des Champions, le « Cyborg » traverse une zone de turbulences inédite avec un seul but inscrit dans le jeu lors de ses huit dernières apparitions. De quoi alimenter la machine à rumeurs : la rupture est-elle consommée ou le géant a-t-il simplement les pieds d’argile ?

Haaland doit « nettoyer son esprit et son corps »

Face aux interrogations, Pep Guardiola a joué la carte de la franchise, mais ses mots résonnent étrangement. « Il y a beaucoup de matchs. Je veux un peu nettoyer son esprit, son corps », a justifié le technicien catalan. Une manière diplomatique de dire que son buteur est « épuisé ». Haaland lui-même, la mine défaite après le fiasco européen, avait confessé sa lassitude face à un calendrier qu’il juge « ridicule », s’excusant presque d’être humain après avoir raté l’immanquable mardi dernier. Ce repos forcé contre la lanterne rouge ressemble donc moins à une sanction disciplinaire qu’à une mise au stand nécessaire pour éviter la panne sèche mentale et physique.

Le problème pour l’ego du Norvégien, c’est que City n’a pas semblé souffrir de son absence. Au contraire. Avec Omar Marmoush en pointe pour le suppléer, les Skyblues ont retrouvé le chemin de la victoire (2-0) après quatre matchs sans succès. L’Egyptien a ouvert le score en six minutes, suivi par Antoine Semenyo, la recrue estivale à 75M€. Le jeu a semblé fluide, libéré, et l’équipe a renoué avec une maîtrise collective qui lui fuyait ces dernières semaines. De là à dire que le jeu de City est plus imprévisible sans son point de fixation habituel, il n’y a qu’un pas que les détracteurs du numéro 9 franchiront allègrement.

Juste une question de gestion

Faut-il pour autant enterrer la machine à buts ? Absolument pas. Cette mise au banc était avant tout stratégique. Avec un choc décisif en Ligue des Champions mercredi contre Galatasaray, Guardiola avait besoin d’un Haaland frais et revanchard. Ces 17 minutes disputées en fin de match contre les Wolves servaient juste de déglaçage. Il n’y a ni clash, ni rupture définitive, juste la gestion pragmatique d’un athlète sur-sollicité dans une saison interminable. Il retrouvera sa place de titulaire dès le milieu de semaine, prêt à faire taire les critiques.

Reste tout de même cette petite ironie mordante : sans son meilleur buteur, Manchester City a mis fin à sa spirale négative. On en viendrait presque à se demander, avec un sourire en coin, si le « problème » de City n’est pas ce géant qui empile les buts mais polarise tout le jeu. Une théorie absurde au vu de ses statistiques stratosphériques, mais que ce week-end aura, le temps de 90 minutes, rendu crédible. Le « Cyborg » est prévenu : la machine tourne aussi sans lui.

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