CAN : La réponse surprenante des Marocains à Yevhann Diouf
La dernière sortie de Yevhann Diouf a laissé des traces, bien au-delà du vestiaire sénégalais. Le gardien niçois a raconté sur RMC Sport une scène “totalement surréaliste” et cette phrase qui résume tout : “Un ramasseur de balle m’a dit : ‘sois fair-play!’” Avant d’ajouter, stupéfait : “Fair-play de quoi ? C’est vous qui prenez les serviettes…” Au Maroc, dans la foulée, une réponse s’est mise à circuler, comme si le pays cherchait à reprendre la main sur un épisode devenu mondialement commenté.
Une parole venue d’ailleurs que des vestiaires
En réalité, cette réaction n’est pas passée par un communiqué officiel. Elle a émergé sur les réseaux, au fil de posts de supporters marocains, parfois autocritiques, parfois sur la défensive. Un utilisateur parle de “honte absolue”, regrettant que “ça a tourné l’opinion publique contre le Maroc” et visant l’implication des acteurs sur la pelouse. Un autre réclame une clarification : “La CAF doit expliquer l’affaire des serviettes”, se demandant si tout cela relevait d’une “interdiction” ou d’un “abus” et acceptant l’idée d’une sanction “si nécessaire”.
Le contraste est fort avec le récit de Diouf, qui insiste sur l’escalade : “Ils l’ont fait pendant le temps réglementaire… et ils ont finalement réussi à prendre la serviette.” Puis, au moment où “il s’est vraiment mis à pleuvoir”, “ils avaient déjà pris les serviettes”. Et quand il intervient, il décrit une scène de bousculade : “Je me retrouve par terre dans la surface… je sens qu’ils commencent à me soulever aussi.”
Entre mea culpa et défense du règlement
Dans la réponse marocaine, une autre ligne s’organise autour de l’argument réglementaire. Un compte sportif avance que l’incident relèverait d’une application stricte des règles : “Les serviettes près des buts, c’est interdit, seule la gourde est autorisée”, accusant au passage “l’hypocrisie” ambiante. D’autres, au contraire, assument l’embarras : “Le Maroc a fait n’importe quoi avec ces serviettes, c’est affligeant”, écrit un supporter, en évoquant des excuses déjà formulées par des joueurs.
Au fond, ces réactions disent moins une version unique qu’un malaise partagé : certains veulent solder l’épisode, d’autres le justifier, beaucoup demandent des explications claires. Mais une chose ressort nettement : les mots de Diouf — “je ne suis pas protégé” — ont cristallisé une image dont le Maroc sait désormais qu’elle pèsera longtemps, bien après la finale.

