« Quel courage vous avez », Luis Enrique règle ses comptes
Toujours marqué par le revers à Lisbonne ($2-1$), qu’il juge « incroyablement injuste » au vu de la physionomie du match, l’entraîneur espagnol a refusé tout discours alarmiste.
L’entraîneur du Paris Saint-Germain a rappelé l’extrême difficulté du calendrier imposé à son club cette saison. Il a souligné que son équipe a dû affronter le groupe le plus relevé de la compétition : sur ses huit adversaires, six sont actuellement en lice pour terminer dans le Top 8. Luis Enrique a d’ailleurs insisté sur le niveau du Sporting, souvent sous-estimé car issu du chapeau 4, tout comme Tottenham et Newcastle, qui comptent pourtant le même nombre de points que le PSG ($13$ points).
« Le Sporting, c’est une vraie équipe, hein. Tout le monde pense que c’est une équipe du chapeau 4 mais non! Nos équipes du chapeau 4 (au programme du PSG), c’est Tottenham et Newcastle qui ont 13 points (comme Paris). Quand j’ai vu la manière de dominer le match, c’est très difficile (à faire). Ils ont frappé pour la première fois à la 19e minute et la deuxième, c’était une faute la dernière minute de la première mi-temps. Quand tu vois ça à un niveau professionnel, c’est incroyable. Tous les joueurs et les entraîneurs, on était énervé parce que c’est tellement injuste. »
Le technicien s’est également érigé en bouclier pour ses recrues, et particulièrement pour Lucas Chevalier, cible de vives critiques après le match. Il a fustigé une certaine tradition parisienne consistant à accabler systématiquement les nouveaux arrivants lors de leur première saison. « La saison est extraordinaire », a-t-il martelé, en rappelant que le PSG se trouve dans une position privilégiée malgré les vents contraires.
Enfin, Luis Enrique a conclu par une charge contre les analyses médiatiques. Reprochant aux journalistes de parler sans posséder « 50% de l’information » dont dispose le staff, il a réitéré sa confiance totale envers son effectif. Pour lui, la domination exercée au stade José-Alvalade est la preuve que son projet de jeu progresse, peu importe la cruauté d’un résultat qu’il impute aux aléas d’un « sport de merde ».
« Vous cherchez tout le temps à trouver des solutions mais vous ne les trouvez pas. Jamais! Parce que vous n’avez pas l’information. C’est normal et je peux le comprendre. C’est pour ça qu’on cherche à respecter votre opinion mais je ne peux pas la partager. Vous n’avez pas 50% de l’information que j’ai. Quand je parle des matchs et que je vois l’opinion des journalistes à propos d’un match à la télévision, c’est incroyable! Quel courage vous avez…Parce que vous n’avez pas l’information mais vous parlez. Si ça va, ça marche et sinon ok, aucun problème. C’est ça le football professionnel. »

