Le message codé de Tuchel qui menace Bellingham
Le talent ne fait pas tout. C’est la ligne directrice martelée par Thomas Tuchel depuis sa prise de fonction à la tête de la sélection anglaise. Le technicien allemand, obsédé par la cohésion du groupe, n’a de cesse de le répéter. Mais une récente sortie médiatique, où il insiste sur l’importance des « compétences sociales » et de la capacité d’un joueur à « soutenir l’équipe même dans un rôle secondaire », a mis le feu aux poudres. Cette petite phrase, lourde de sens, ne semble pas avoir été prononcée au hasard. Pour de nombreux observateurs, elle vise une star en particulier.
Une philosophie qui vise directement Bellingham
La cible de cette sortie médiatique, tout le monde l’a identifiée : Jude Bellingham. La relation entre le joueur du Real Madrid et son sélectionneur est notoirement compliquée. L’agacement visible du milieu de terrain lors de son remplacement contre l’Albanie, un geste que Tuchel a publiquement critiqué, n’est que la partie visible de l’iceberg. En insistant sur le « focus » mis sur le comportement, Tuchel envoie un message à peine voilé à son numéro 10, dont l’intensité a parfois été qualifiée de « répulsive » par le coach lui-même.
Car ce malaise n’est pas qu’une question d’attitude. Il est aussi alimenté par une forme sportive en deçà des attentes. Opéré de l’épaule durant l’été, Bellingham peine à retrouver son meilleur niveau au Real Madrid. Ses statistiques sont en baisse et la concurrence en sélection est féroce. Des joueurs comme Phil Foden ou la surprise Morgan Rogers affichent une forme étincelante et pourraient bien lui coûter sa place si la situation ne s’améliore pas. Tuchel l’a d’ailleurs déjà écarté de plusieurs rassemblements.
Le collectif avant l’individu, un avertissement sans frais
En agissant ainsi, l’ancien coach du PSG envoie un message d’une clarté absolue à l’ensemble de son groupe : personne n’est intouchable. Même un talent générationnel comme Jude Bellingham doit se plier aux exigences du collectif. Le sélectionneur a déjà affirmé que dans son système, les stars comme Kane, Foden et Bellingham ne pouvaient « pas jouer ensemble ». Une manière de préparer le terrain à une décision difficile, mais assumée pour le « bien de l’équipe ».
La balle est désormais dans le camp du joueur du Real Madrid. Il lui reste quelques mois pour retrouver son rythme de croisière, mais surtout pour prouver à son sélectionneur qu’il peut s’inscrire dans un projet où son statut de star ne lui garantit aucun privilège. L’avertissement est lancé. L’hypothèse de voir l’un des plus grands talents du monde regarder la Coupe du Monde à la télévision n’a jamais été aussi crédible.

