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La hantise du Sénégal avant la finale de la CAN

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À l’approche du rendez-vous le plus important du football africain, un sentiment étrange flotte au-dessus de la délégation sénégalaise. Sportivement, les Lions de la Teranga ont survolé la compétition, s’imposant comme la meilleure équipe du tournoi. La confiance devrait être maximale. Pourtant, dans les discussions des supporters comme dans les couloirs de l’hôtel, une petite musique anxiogène s’est installée. Une crainte diffuse que le match ne se joue pas uniquement sur le terrain.

Le spectre d’un arbitrage « à la maison »

Cette hantise n’est pas liée à la qualité de l’adversaire marocain, mais à un acteur bien plus imprévisible : l’arbitrage. Depuis le début de cette CAN 2025, de nombreuses polémiques ont éclaté autour de décisions jugées favorables au pays organisateur. Penaltys oubliés pour les adversaires, interventions sélectives de la VAR, désignations d’arbitres modifiées à la dernière minute… Une accumulation de faits qui a nourri, sur les réseaux sociaux et dans les médias, le sentiment d’une compétition « programmée » pour le sacre des Lions de l’Atlas.

La méfiance est à son comble. Le souvenir du huitième de finale Maroc-Tanzanie, et d’une action litigieuse dans la surface marocaine ignorée par la VAR, hante les esprits sénégalais. La peur est claire : en cas de scénario serré en finale, la moindre situation ambiguë pourrait systématiquement basculer en faveur du pays hôte. Le poids politique de la fédération marocaine, qui a obtenu le changement d’officiels jugés indésirables en cours de tournoi, n’a fait que renforcer cette psychose.

Un scénario qui semble écrit d’avance ?

Pour ne rien arranger, le Sénégal se présentera affaibli. La suspension de deux cadres, et notamment celle du pilier défensif Kalidou Koulibaly, est vécue comme le coup de grâce. Pour les plus pessimistes, la combinaison est parfaite : un Maroc au complet, bénéficiant d’un arbitrage jugé complaisant, face à un Sénégal privé de son leader défensif. Le scénario d’une finale « scriptée » est dans toutes les têtes.

Pourtant, au milieu de cette angoisse, un homme garde la tête froide : le sélectionneur Pape Thiaw. Il sait ce que c’est que de défier un pays hôte dans son stade, en finale d’une compétition continentale. Il l’a déjà fait, et il a gagné. C’était avec la sélection A’ lors du CHAN 2023, face à l’Algérie à Alger. Il connaît la recette pour déjouer les pronostics et surmonter un contexte hostile. L’histoire lui offre une occasion de répéter l’exploit.

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