CAN : Une nouvelle polémique arbitrage pro-Maroc
Depuis le début de cette Coupe d’Afrique des Nations, le Maroc, pays hôte, suscite des critiques récurrentes. En cause ? Un arbitrage que beaucoup jugent trop bienveillant à son égard. Des penalties oubliés pour ses adversaires, des changements d’arbitre de dernière minute… Cette accumulation d’incidents alimente un climat de suspicion. Pour certains, elle trace une voie royale vers le titre pour les Lions de l’Atlas.
Deux cartons jaunes qui alimentent la polémique
La première demi-finale entre le Sénégal et l’Égypte n’a fait qu’attiser les tensions. Pourtant, les Sénégalais ont maîtrisé leur match et se sont qualifiés. Cependant, ils perdront pour la finale deux de leurs piliers : le défenseur Kalidou Koulibaly et le milieu Habib Diarra. Tous deux ont reçu un carton jaune.
Or, ils étaient les deux seuls joueurs sénégalais menacés d’une suspension en cas d’avertissement. De nombreux observateurs trouvent cette coïncidence trop grosse. Dès lors, ils y voient une manœuvre pour affaiblir le futur adversaire du Maroc en finale.
Cette nouvelle polémique s’ajoute à une liste déjà longue. Le sentiment d’un arbitrage « à la maison » est devenu un sujet brûlant sur tout le continent. La défiance est si grande que même des sites de paris sportifs, comme Winamax, ironisent ouvertement sur ces « hasards ». Preuve que le sujet a dépassé le cercle des supporters pour devenir un phénomène médiatique.
Kalidou Koulibaly, qualifié mais amputé. Son carton jaune en demi-finale, comme celui de Diarra, prive le Sénégal de deux cadres pour la finale et alimente les accusations de favoritisme arbitral envers le Maroc.
Le Maroc, cible malgré lui
Face à cette vague, le Maroc se retrouve dans une position inconfortable. L’équipe de Walid Regragui a toujours affirmé vouloir « gagner sur le terrain ». Malgré cela, elle subit des attaques et des suspicions contre lesquelles elle ne peut pas grand-chose. Désormais, chaque victoire est entachée d’un doute. De plus, chaque décision arbitrale favorable est immédiatement interprétée comme une preuve d’influence.
Finalement, le mal est fait. Quelle que soit l’issue de la compétition, cette CAN restera marquée par un climat de défiance. Ce climat nuit à l’image du football africain.
La finale se jouera donc dans une atmosphère électrique, où le moindre coup de sifflet sera disséqué. L’arbitre qui officiera ce jour-là le sait déjà : il sera l’homme le plus observé du continent. A moins que le Maroc ne se fasse sortir dès la demie.

