« Tas de m**** » : Bellingham explose après le départ de Xabi Alonso
Le séisme a eu lieu. Après seulement huit mois aux commandes et une défaite douloureuse en Supercoupe d’Espagne face au FC Barcelone, Xabi Alonso n’est plus l’entraîneur du Real Madrid. Le technicien basque a été remercié, remplacé au pied levé par Alvaro Arbeloa. Depuis l’annonce, la presse espagnole se déchaîne, décrivant un vestiaire en mutinerie totale contre son désormais ex-coach. Au cœur de ces spéculations, le nom de Jude Bellingham est revenu avec insistance, présenté comme l’un des cadres ayant lâché l’entraîneur. Face à ces accusations remettant en cause son professionnalisme, le numéro 5 madrilène a pris la parole sur sa propre application pour livrer sa version des faits. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’a pas fait dans la dentelle.
Une colère noire contre les « clowns »
Ceux qui s’attendaient à une confirmation des tensions en sont pour leurs frais. Bellingham a balayé les rumeurs avec une virulence rare, qualifiant les informations de « tas de m**** ». Dans un message incendiaire, il écrit : « Jusqu’à présent, j’en ai laissé passer beaucoup trop… Mais honnêtement… Quelle connerie. J’ai vraiment de la peine pour les gens qui croient à chaque mot de ces clowns et de leurs « sources » ». L’Anglais nie catégoriquement tout conflit personnel avec Alonso, appelant les médias à rendre des comptes pour cette « désinformation préjudiciable » créée uniquement pour le clic et la controverse.
Si Bellingham s’exclut de l’équation, il ne peut effacer l’ambiance électrique qui régnait ailleurs. Le vestiaire était bel et bien sous tension. Vinicius Jr avait eu un clash mémorable avec Alonso lors du Clasico d’octobre, menaçant de quitter l’équipe après un remplacement. Plus récemment, Kylian Mbappé s’est accroché avec le coach sur des questions tactiques avant la Supercoupe, refusant même d’organiser une haie d’honneur pour le Barça après la défaite, contredisant les ordres directs du Basque. L’Anglais a peut-être été loyal, mais le navire prenait l’eau de toutes parts.
Arbeloa au pied du mur
Xabi Alonso quitte donc la Maison Blanche avec « respect et gratitude », comme il l’a souligné dans un message d’adieu sobre sur Instagram, loin du tumulte. Il laisse derrière lui un chantier immense que son successeur, Alvaro Arbeloa, devra gérer en urgence. Avec quatre points de retard sur le FC Barcelone de Hansi Flick en Liga, le Real n’a plus le droit à l’erreur s’il veut éviter une deuxième saison blanche consécutive.
Cette sortie médiatique de Bellingham a le mérite de clarifier sa position, mais elle met aussi une pression énorme sur le groupe pour la suite. En défendant son intégrité, le milieu de terrain se pose en leader qui refuse la déstabilisation. Il faudra maintenant que cette rage se traduise sur le terrain dès mercredi en Coupe du Roi contre Albacete. Arbeloa compte sur ses stars – Bellingham, Mbappé, Vinicius – pour sauver ce qui peut l’être. Le temps des excuses est terminé ; place à la reconquête.

