Algérie : Petkovic vers la sortie ?
L’aventure de l’Algérie à la Coupe d’Afrique des Nations s’est arrêtée brutalement en quart de finale. La défaite face au Nigeria (0-2) a sonné comme un coup de massue pour tout un pays qui rêvait d’un nouveau sacre continental. Si l’objectif initial fixé par la fédération – atteindre les huitièmes de finale – a été rempli, l’amertume est palpable. Et dans ces moments de déception, les regards se tournent inévitablement vers le banc de touche. Un premier bilan est en train d’être dressé, et il pourrait avoir des conséquences rapides.
Une déferlante de colère sur les réseaux sociaux
Dès le coup de sifflet final, un nom a cristallisé toute la frustration des supporters algériens : celui de Vladimir Petkovic. Sur les réseaux sociaux, le hashtag #Petkovic_out a immédiatement fleuri, accompagné d’une déferlante de critiques d’une rare violence. Les fans reprochent en bloc au sélectionneur suisse ses choix tactiques, le qualifiant de principal responsable de ce « fiasco ». Sa composition de départ « catastrophique » et son manque de réactivité à la mi-temps, alors que son équipe était dominée, sont particulièrement visés.
Pour beaucoup, l’élimination n’est pas une surprise, mais la conséquence logique d’un coaching jugé défaillant. « On sait tous que la défaite est pour Petkovic », peut-on lire, ou encore « il a tout gâché ». L’homme qui a assumé ses « erreurs » en conférence de presse, tout en estimant que des changements n’auraient « pas changé grand-chose », semble avoir perdu tout crédit auprès d’une opinion publique qui réclame sa tête sans détour.
Petkovic, un avenir en suspens malgré l’objectif atteint
Cette colère populaire place la Fédération Algérienne de Football dans une position délicate. Si sur le papier, Vladimir Petkovic a rempli son contrat en atteignant les huitièmes, la manière et l’élimination face à un rival historique laissent un goût amer. L’argument contractuel suffira-t-il à le maintenir en poste face à une telle pression ?
Le sélectionneur, lui, ne semble pas vouloir jeter l’éponge. Mais le football est souvent dicté par l’émotion et la passion de ses supporters. La vague de mécontentement est si forte qu’il sera difficile pour les dirigeants de l’ignorer. L’avenir de Vladimir Petkovic à la tête des Fennecs s’écrit désormais en pointillés, suspendu à une décision qui devra apaiser la colère d’une nation.

