Derrière les blessures à Monaco, l’influence d’un homme qui divise
L’hécatombe est spectaculaire. Depuis des semaines, l’AS Monaco voit ses joueurs tomber comme des mouches, victimes de blessures graves et souvent récurrentes. Deux ruptures des ligaments croisés pour Mohammed Salisu et Takumi Minamino, des déchirures musculaires à répétition pour Christian Mawissa, des stars comme Paul Pogba ou Ansu Fati perpétuellement en réathlétisation… La situation a dépassé le stade de la simple série noire pour devenir une crise systémique qui a fait chuter le club à la neuvième place de Ligue 1.
Un « gourou » russe au cœur des tensions
Derrière cette cascade de pépins physiques se cacherait une raison bien plus complexe qu’une mauvaise préparation. Selon plusieurs sources internes relayées par la presse, le problème porterait un nom : Vadim Khetagov. Ce kinésiologue russe, imposé au club par le président Dmitry Rybolovlev lui-même, travaillerait en marge du staff médical officiel. Ses méthodes, jugées peu conventionnelles, suscitent un malaise palpable. Qualifié de « gourou » par certains, il est décrit comme un électron libre qui « intervient quand il veut et fait ce qu’il veut », se mettant à dos joueurs et membres du staff.
Le plus inquiétant, c’est que son influence entraverait le protocole de renforcement musculaire classique, une étape pourtant essentielle dans la prévention des blessures. Le paradoxe est total : Monaco dispose d’un centre de performance ultra-moderne à 50 millions d’euros et d’une équipe médicale pléthorique, mais se retrouve paralysé par cette hiérarchie parallèle que personne n’ose contester. L’entraîneur, Sébastien Pocognoli, a lui-même admis que « le contenu des entraînements est bien dosé », sous-entendant que le problème vient d’ailleurs.
Dmitry Rybolovlev, au cœur de la crise médicale monégasque. Sa confiance en son protégé, le kinésiologue controversé Vadim Khetagov, plombe le club et explique en partie l’hécatombe physique.
Une autorité parallèle qui paralyse l’AS Monaco
Les conséquences sont désastreuses. Christian Mawissa, victime de sa quatrième blessure aux ischio-jambiers en seize mois, en est le symbole le plus criant. Le directeur général, Thiago Scuro, a fini par admettre que la situation « n’est pas normale », admettant la nécessité de devoir « remplacer certains éléments ». Mais la véritable clé du problème se trouve entre les mains d’un seul homme.
Tant que Dmitry Rybolovlev accordera sa confiance aveugle à son protégé, le staff médical officiel, aussi compétent soit-il, restera impuissant. Le secret sombre de Monaco n’est pas une malédiction, mais une défaillance organisationnelle au plus haut niveau. Une situation qui hypothèque non seulement la saison actuelle, mais aussi l’avenir de joueurs dont l’intégrité physique est mise en danger.

