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La raison pour laquelle Ancelotti n’a jamais entraîné Man United

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À Manchester United, la pression accompagne chaque match, chaque conférence, chaque décision. On savait déjà combien le poste d’entraîneur y est exposé, mais un détail jusqu’ici méconnu éclaire d’un jour nouveau la manière dont les cadors du métier perçoivent ce défi. Pendant des années, la question a flotté : pourquoi un technicien aussi prestigieux que Carlo Ancelotti, passé par les plus grands clubs du monde, n’a-t-il jamais envisagé de prendre les rênes à Old Trafford ?

Ancelotti et Man United : l’aveu qui change tout

La réponse, étonnamment simple, vient d’Ole Gunnar Solskjaer. L’ancien manager norvégien a raconté une scène survenue lors d’un match face à Everton, alors qu’Ancelotti dirigeait les Toffees. Le quatrième arbitre, agacé par la proximité du coach italien avec la zone technique adverse, lui lance sur le ton de l’humour qu’il pourrait « prendre la place d’Ole » s’il continue ainsi. Sourire immédiat d’Ancelotti… avant une réplique sans détour : « Non, non, non. Trop de pression. Ce job, c’est trop de pression. » Une phrase glissée sur le moment, mais qui en disait long sur sa perception du poste.

Le plus surprenant, c’est qu’Ancelotti n’a jamais reculé devant la grandeur des clubs. Milan, Chelsea, le PSG, le Bayern, le Real Madrid : sa carrière est un catalogue des bancs les plus exigeants du monde. Mais Manchester United, lui, représentait une autre forme de charge. Le poids de l’héritage Ferguson, l’exposition médiatique permanente, l’instabilité sportive des années post-2013… autant de raisons qui ont façonné cette conviction intime. Même un entraîneur détenteur de quatre Ligues des champions a ses limites sur ce qu’il juge supportable.

Un mythe confirmé autour d’un banc brûlant

Pour Solskjaer, cet échange révèle au contraire ce qui faisait la singularité de son passage : se sentir « privilégié » d’endosser une telle responsabilité. Le Norvégien explique combien ce rôle l’a transformé, l’obligeant à gérer l’ensemble du club, l’environnement, les supporters, au-delà du terrain. Une charge colossale, qu’il n’a jamais reniée malgré une fin abrupte en novembre 2021.

Avec les difficultés vécues par ses successeurs — de Rangnick à Ten Hag, puis Amorim — le constat semble donner raison à Ancelotti. Le poste d’entraîneur de Manchester United demeure l’un des plus exposés au monde. Une fonction que même les plus grands préfèrent parfois contourner, non par manque d’ambition, mais parce que la pression y est, comme l’avait résumé l’Italien, « tout simplement trop lourde ».

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