Donnarumma : le tricheur ?
La victoire de Manchester City contre Leeds (3-2) aurait pu rester une simple bataille de Premier League. Mais un épisode survenu à l’heure de jeu a brutalement changé la tension autour du match : un arrêt soudain, une intervention médicale, et un gardien étendu au sol alors que Leeds dominait enfin les débats. Très vite, sur les bancs comme en tribune, les regards se sont tournés vers Gianluigi Donnarumma, accusé d’avoir offert un temps mort tactique providentiel à son équipe.
Donnarumma au cœur de la polémique
Les explications sont venues immédiatement après la rencontre, et elles ont été particulièrement virulentes. Daniel Farke, l’entraîneur de Leeds, n’a pas hésité à dénoncer une « fausse blessure » destinée – selon lui – à permettre à Pep Guardiola de réorganiser son équipe en plein orage. L’Allemand s’est dit « choqué » par le déroulement de la séquence, réclamant même une modification du règlement afin d’éviter que les gardiens puissent, à l’avenir, « interrompre le jeu sans conséquence » pour offrir un brief tactique complet. Une accusation lourde qui relance un débat récurrent sur la frontière entre intelligence de jeu et anti-jeu assumé.
Dans les faits, la scène a été limpide : Leeds venait de réduire l’écart, City vacillait, et le momentum avait basculé. Sur le coup, Donnarumma s’est assis, a réclamé les soigneurs, et Guardiola en a profité pour effectuer un rassemblement express, donnant des instructions à tous ses joueurs. Le match a ensuite repris avec un City métamorphosé… avant que Leeds n’égalise malgré tout. Mais c’est bien le but de Foden dans le temps additionnel qui a scellé le destin de ce match, renforçant le sentiment que ce « temps mort improvisé » a pesé lourd dans le scénario.
Farke réclame un changement de règle
Pour Farke, le problème dépasse ce simple match. Le coach de Leeds s’interroge ouvertement sur la notion de fair-play : « Si on commence à tolérer ce type d’interruption tactique déguisée, alors autant supprimer la notion de sportivité », a-t-il lâché. L’entraîneur va même plus loin en proposant que chaque interruption suspecte soit compensée par des décisions arbitrales favorables à l’équipe lésée. Une position radicale, mais révélatrice de sa frustration.
Reste que, du côté de Manchester City, la réaction est bien différente. Guardiola a évité toute polémique, rappelant que tout était « dans les règles » et saluant surtout la résilience de son équipe dans un moment compliqué. Donnarumma, lui, n’a pas réagi publiquement, mais la tempête médiatique lancée par Farke pourrait bien l’accompagner dans les prochains jours. En Premier League, la moindre suspicion peut devenir un brasier – et celle-ci ne fait probablement que commencer.

