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La tribune de la K’FET

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Ludovic Royer : « Il faudra vendre sa peau chaque week-end »

Avec 10 bonnes années d’expérience dont 9 au stade Rennais comme éducateur et entraineur auprès des jeunes (U17, U18, DSE), tout en étant responsable de la section Elite SRFC et de la section Sportive Régionale du Lycée de BREQUIGNY, Ludovic ROYER est vite apparu comme l’homme idoine pour remplacer Jacques LE NORMAND. Surpris dans un premier temps d’être retenu, très rapidement, Ludovic, homme affable au regard profond, a su faire valoir ses qualités d’exigence et de rigueur indispensables pour conduire au mieux l’éclosion des jeunes de l’école de football et la destinée de notre équipe fanion. Les premiers résultats, alors qu’il a dû faire face à de nombreux absents à la reprise, démontrent qu’il n’y aura aucune coupure avec son illustre prédécesseur. Les joueurs en ont pris attache et, avec lui, ont pleinement conscience du challenge compliqué de cette saison particulière où il va falloir être costaud, non seulement dans les jambes, mais dans un mental indestructible. En tous les cas, son interview montre que son envie d’en découdre est là, et il n’est pas venu pour lâcher le morceau.

Ludovic, es-tu au courant que l’entraîneur signe un contrat de 19 ans en arrivant à la TA ?

Non, je ne le savais pas (rires). J’ignore si je resterai en poste aussi longtemps que Jacques (Lenormand) mais si c’est le cas ce sera positif.

Succéder à Jacques constitue une pression particulière ?

Avec ce que j’ai vécu la saison passée, je suis blindé. Cela a été plus compliqué sur le plan humain que sur le plan sportif où on était pourtant charrette. Même si on a soutenu le contraire, le groupe ne m’a jamais lâché. Comme cela a été une déception sur le plan humain, arriver à la TA a été une très bonne surprise, forcément.

As-tu été surpris d’être sollicité pour entraîner la TA ?

J’avais échangé avec Jacques deux ou trois semaines avant qu’il m’appelle. La TA était venue jouer à Guipry et je lui avais dit qu’était la fin de parcours pour moi avec ce club. Il se savait en réflexion mais il ne m’a rien dit sur le moment. J’ai été surpris qu’il prenne du recul. Avoir pensé à moi a été flatteur, j’ai apprécié. C’est vrai que je ne m’y attendais pas.

Quel a été l’accueil ?
Je connaissais un peu le club puisque j’étais chez les voisins rouge et noir. J’ai été bien accueilli que ce soit par les bénévoles, les dirigeants, les éducateurs, par Jacques puisque c’est lui qui m’a tendu la main, sans oublier ceux qui travaillent à l’omnisports.

Comment imagines-tu ta relation avec Jacques qui chapeaute toute la partie technique ?

Je m’appuie sur lui parce qu’il connaît la maison depuis 19 ans. Il a l’avantage de très bien connaître le groupe qui est quasiment le même que l’an passé. Je m’appuie donc sur tout cela pour avoir le maximum de billes que ce soit par rapport aux séances, aux compositions d’équipe, tout en ayant la liberté d’agir et de choisir. Je vois cela comme quelque chose de positif.

Quelle est ta première analyse du groupe ?

Il a de la qualité. Ne pas disposer de tout l’effectif au départ a constitué un handicap. J’ai dit que les jeunes n’étaient pas prêts, cela a déplu mais c’était mon analyse à l’instant T. Aujourd’hui, ça pousse mais à eux d’être patients, de faire leurs preuves.

La saison va être particulière avec ses cinq descentes…

Elle va être longue et forcément difficile. Si on reprend le classement de la saison passée, le club descendait. Il ne faut pas perdre cela de vue. C’est le discours que j’ai tenu aux joueurs. S’il y a de la qualité, il y a un gros manque de régularité. Il faut une capacité mentale à répéter les performances. Ils ont fait un exploit avec une fin de saison de fou, ont offert une sortie en beauté à leur coach, ont obtenu le maintien, mais c’était un exploit. Il faut tout entreprendre pour que ce scénario ne se reproduise pas et prendre conscience de ce vécu.

Que faire pour y parvenir ?

Être exigeant, à commencer par moi-même, le staff. Il faut être exigeant tous les week-ends, quels que soient les adversaires. Le laxisme ne doit jamais avoir sa place. Il faudra vendre sa peau chaque week-end puisque l’on sait qu’il y aura cinq descentes.

Quelle est ta philosophie de jeu ?

C’est bien beau de bien jouer mais ce n’est pas le contenu qui fait gagner. Cela peut y contribuer fortement mais il convient d’avoir de l’agressivité, un mental fort. Si on peut bien jouer en plus, eh bien tant mieux.

Quelle est ton approche du joueur, notamment sur le plan psychologique ?

Cela dépend de son caractère. Je trouve qu’ici, en général, il est trop gentil. Il faut du tempérament, du caractère. C’est pour cela que je n’hésite pas à les bousculer collectivement, individuellement si cela se justifie. J’ai des garçons intelligents, à l’écoute. C’est enrichissant, stimulant, appréciable.  

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