Échecs et maths : dans cette école de Brive, sélectionnée par la fédération française d’échecs, les deux sont liés
Les passionnés le savent bien. Beaucoup plus qu’un jeu, les échecs sont un art. Leurs bienfaits pour les élèves sont multiples : ils améliorent la concentration et permettent, entre autres, de développer la logique, la stratégie, la rigueur et la capacité d’abstraction, mais aussi de faciliter l’apprentissage de la citoyenneté par le respect des règles et d’autrui.
Le programme Class’Échecs de la fédération française d’échecs vise à développer l’apprentissage et la pratique de ce jeu dans les écoles primaires.
Donner du sens aux apprentissages des mathsL’école Jules-Ferry, à Brive (Corrèze) fait partie de cinq cents établissements scolaires en France sélectionnés pour y participer.Les bienfaits du jeu d'échecs pour les élèves sont multiples. Après avoir reçu le matériel, offert par la fédération, toutes les classes du CP au CM2 ont participé à cette formation.
Pour mettre leurs apprentissages en pratique, vendredi 16 décembre, un tournoi d’échecs a été organisé entre les cours moyens des écoles Paul-de-Salvandy et ceux de Jules-Ferry.La concentration est primordiale pour un joueur d'échecs.
Une quarantaine d’écoliers de la classe de CM1-CM2 de Katy Bruneau ont affronté sur le tapis d’échecs, leurs camarades du CM2 de Johanna Léger, dans une ambiance concentrée et un esprit très fair-play. Le tournoi s'est déroulé dans une ambiance très fair-play. Chacun des participants devait jouer deux parties de 30 minutes chacune. « Le déplacement des figures sur l’échiquier donne du sens à certaines compétences en mathématiques. Les enfants qui ont quelques problèmes ont du concret », explique Bernardino Leal Esteves, responsable du Centre de ressources technologiques et scientifiques, à l’origine de ce projet. Chaque partie pouvaient durer 30 minutes maximum. « Il y a une quinzaine d’années, mon prédécesseur avait fait venir un grand maître d’échecs. Il avait joué contre toute la classe et les yeux bandés, bien sûr. À part une ou deux parties qui se sont soldées par un nul, il a gagné tout le reste. »
Texte : Dragan Perovic
Photos : Stéphanie Para

