Dans les coulisses du 25e Rallye automobile du Cantal
À l’aire événementielle de la Ponétie, ce samedi après-midi, on entendait de loin vrombir les voitures, catégories modernes, historiques de compétition ou de régularité sportive. Devant le stand des vérifications, Didier, l’un des commissaires techniques à la FFSA (Fédération française de sport automobile) ne laisse rien passer.
« On est là pour vérifier toute la sécurité, la conformité des extincteurs, le visuel du moteur, la validité des papiers si les mousses sont conformes au passeport de la course..., énumère-t-il tout en faisant le tour de la C3 de Patricia Bayard et de Rosine Robinet.
Patricia, 53 ans, est copilote depuis 25 ans et a repris les courses l’an dernier, pour le plaisir, pas forcément pour tout remporter.
« J’étais copilote du père de Rosine et aujourd’hui je navigue la fille, sourit-elle. Moi, je suis de Haute-Vienne et elle de Corrèze et on ne fait que du régional pour la passion. »
« On se défoule comme ça. Rosine a commencé avec un kart quand elle était toute petite puis la voiture et elle a été championne de France des rallyes, catégorie féminine, il y a quelques années. Là, on reprend doucement, au dernier rallye, on n’a pas fait un beau résultat, mais là on tente le coup. C’est notre premier rallye du Cantal. »
Les véhicules sont mieux préparés aujourd'hui, en meilleur état que ce que l'on a pu voir voilà quelques dizaines d'années
Dans les allées de l’aire de la Ponétie, chacun bichonne son auto avant de la présenter au stand technique.
David Labatut et Pierre-Marie Lacroix donnent un dernier coup de lustre à leur Citroën dans la bonne ambiance. « On est des locaux, de Murat et d’Aurillac, on va faire ce que l’on peut et passer un bon moment, on est tellement contents de pouvoir repartir après cette année Covid, ça fait du bien de se retrouver tous. »
À 16 heures, soixante-deux équipages en catégorie modernes, quatorze en VHRS (véhicule historique de régularité sportive) et six en VHC (véhicule historique de compétition) étaient déjà inscrits à ce 25e Rallye du Cantal.
Une organisation bien huilée par l'Écurie des volcans qui ont déployé une soixantaine de bénévoles pour encadrer les équipages et accueille un staff de près de quatre-vingt personnes pour la compétition (direction de course, médecins, commissaires techniques…). Le premier départ est prévu à 7h30 ce dimanche.
Un 25e Rallye du Cantal attendu
Magali Roche

