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« Un cauchemar depuis jeudi » : un Ukrainien installé à Moulins (Allier) suit de près les événements

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« Un cauchemar depuis jeudi » : un Ukrainien installé à Moulins (Allier) suit de près les événements

« Ma mère m’a appelé en pleurs jeudi à 5 heures du matin », se confie Oleg, joueur de water-polo de 27 ans qui vit depuis cinq ans dans la préfecture de l’Allier. Le contraste est saisissant, entre la situation que vit sa mère en Ukraine, et la quiétude d’une après-midi ensoleillée place d’Allier à Moulins.

Dans une constante anxiété

« Mes parents vivent à Lviv, non loin de la frontière polonaise », raconte-t-il, dans un français teinté de l’accent de son pays. Son père est à la sécurité dans un aéroport « qui n’a pas été bombardé, pour le moment, car l’armée ukrainienne le défend ».

Il reconnaît que lui et son épouse passent énormément de temps au téléphone avec leurs familles et amis, pour se rassurer. L’inquiétude est constante pour le couple. L’athlète admet qu’il dort mal, car les mauvaises nouvelles arrivent toujours la nuit. Pendant son récit, les « notifications push » de médias ukrainiens s’enchaînent sur son téléphone.

« Je m’informe constamment »

 La frustration est grande pour lui, « je ne peux pas faire grand-chose d’autre », se résigne-t-il. Mais Oleg a une grande fierté pour son pays, dont il salue l’attitude des dirigeants, « je trouve qu’ils ont pris les bonnes décisions, depuis 2014 et le début de l’attitude belliqueuse de la Russie. J’approuve et remercie aussi les réactions des Européens et Américains, ainsi que les sanctions mises en place. »

 

 

Oleg Ravryk est installé à Moulins avec sa femme depuis plusieurs années. Mais pour cet Ukrainien, dont la famille souhaite rester au pays pour aider, le plus émouvant demeure la détermination de la nation ukrainienne à se défendre :  « Chacun fait selon ses moyens, les médecins soignent, les journalistes forment au repérage des fake news omniprésentes, et tout le monde essaie d’effacer les marques laissées par des drones russes sur les bâtiments, signes d’endroits à bombarder. Quant au danger nucléaire, Oleg ne veut pas y penser, même s’il estime Poutine capable du pire. « Il faut que ce malade comprenne qu’avec une guerre, il n’y a jamais de gagnant. Nous ne voulons que la paix, mais on ne se laissera pas faire » avertit-il.

Emeric Enaud

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