Faute d'encadrants, le tennis cantalien perd des licenciés
À un an des Jeux olympiques de Paris, le tennis cantalien n’a pas encore ressenti les effets. Le président du comité départemental, Jean-François Rodier ne s’attend d’ailleurs pas un coup de pouce notable : « Pour le tennis et pour le sport français, c’est un super événement, mais je ne pense pas qu’il y aura un grand effet pour le Cantal. Une victoire d’un Français en Grand Chelem serait bien plus importante. » Plus improbable, aussi, à court terme.
Alors, le tennis cantalien compose sans bonus extérieur. Et, en 2023, ses effectifs ont diminué de 3 % pour atteindre les 1.507 licenciés. « On manque de bras, d’encadrants, qu’ils soient bénévoles, éducateur, professeurs… » Le Cantal n’est pas un cas isolé face à cette pénurie de main-d’œuvre mais certains clubs, comme Saint-Flour ou Cère et Rance, éprouvent des difficultés à maintenir une école de tennis.
Un salarié proposé aux clubsConscient du problème le comité départemental a, depuis quelques années, « salarié un titulaire du brevet d’État, qui est mis à disposition des clubs à qui l’on facture une prestation de service, explique Jean-François Rodier. Ainsi, c’est la structure fédérale qui supporte les risques ».
Car, malgré les difficultés, le Cantal continue à former. « Il y a cinq ou six jeunes de différentes catégories qui rivalisent au niveau régional », assure le président. Et le comité, dans son rôle de détection, repère et propose des entraînements supplémentaires aux enfants et adolescents plus talentueux.
Comme ailleurs en France, le comité de tennis du Cantal profite également de l’explosion du padel pour gagner quelques licenciés supplémentaires. « Mais ça ne compense pas les pertes », regrette Jean-François Rodier.
Mathieu Brosseau

