Des familles ont joué au tennis, dans la rue, avec les clubs du bassin de Montluçon (Allier)
Sous une chaleur écrasante, « Tennis dans la rue » a réuni, sous l’égide du comité départemental de tennis, les sept clubs du bassin montluçonnais, hier, entre 14 heures et 17 heures. Sur le parking d’Athanor, quelques courageux étaient venus agripper le manche.
Marie, 6 ans, frappait la balle de toutes ses forces face à son grand frère. Léo, 12 ans, était fier de partager ce moment avec elle : « Je fais du tennis depuis que j’ai 6 ans. Là c’est pour faire essayer à ma sœur ! ». Une main protectrice sur l’épaule de la petite blonde : « T’aimes bien être ici ? » Marie hoche la tête en souriant. Angélique Mangolf, leur maman, les observait de loin : « On voulait s’assurer que Marie aimait vraiment ça avant de l’inscrire aussi. Je crois que c’est validé ! »
Sous une petite tente, les visiteurs pouvaient tester la puissance de leurs services. Maxime, 4 ans et demi, rouge comme une pivoine, essayait de battre le record de sa maman. « Il ne fait que courir. On lui fait essayer plein de sports. Gym, cirque, tennis… C’est un vrai petit ouistiti », s’amuse sa mère, Alexandra Laville-Wylong.
Se faire connaîtreEt pendant que Janis, 9 ans, affrontait l’un des animateurs, Fanny Cordier, sa maman, profitait de l’occasion pour prendre des renseignements. Sur une grille d’exposition, chaque club avait préparé une fiche de présentation, listant leurs cours, leurs équipements et leurs tarifs. « C’est pratique d’avoir tout au même endroit. On peut voir d’un coup d’œil ce que chacun propose, lequel est le plus proche et le prix des licences. »
Pour Laurence Dumery, présidente du club IS Montluçon, de tels événements sont primordiaux. « Il faut faire découvrir le tennis dans sa totalité. On a fait plein de petits ateliers pour découvrir le maniement, tester sa force ou son équilibre. » Sur le petit court rouge et bleu, les balles et raquettes étaient fournis, en différentes tailles, pour que chacun ait un manche à sa taille : « Le but, c’est de promouvoir le sport pour trouver des licenciés. C’est le moment idéal ! Les cours se terminent à la fin du mois, donc les gens se renseignent pour la rentrée prochaine. »
Il ne fait que courir. On lui fait essayer plein de sports. Gym, cirque, tennis… C’est un vrai petit ouistiti !
Un projet à l’étude a également motivé le retour de cette réunion, organisée tous les 3 ans à Montluçon, mais stoppée durant le Covid. « On réfléchit à une structure couverte, à Saint-Jean. Ça permettrait à tous les clubs du bassin de pouvoir jouer par mauvais temps », présente Laurence Dumery. Le nouveau lieu permettrait également la pratique du Padel, un sport qui oscille entre squash et tennis.
Vers 15 heures, la petite Marie a tiré au sort les gagnants de la tombola. Les lots allaient d’une petite gourde à une raquette. « Ils cherchent des filles, donc ils la motivent », sourit sa maman. La joie des têtes blondes présentes augurait un avenir prometteur pour le tennis bourbonnais, qui compte déjà 4.200 licenciés pour 60 clubs sur tout le département.
Delphine Simonneau

