A Brioude (Haute-Loire), la rénovation des tennis couverts a débuté par le désamiantage
Il n’a pas débuté par la partie la plus longue, mais certainement par celle ayant demandé le plus d’autorisations. Le chantier de rénovation des tennis couverts de Brioude, et plus particulièrement du bâtiment les accueillants, est l’un des derniers lancés par le conseil communautaire sortant.
Un désamiantage pour commencerDepuis la première semaine de juin, l’entreprise SDRTP, de Montregard, l’a inauguré en entamant le désamiantage du bâtiment. Pour ce faire, un périmètre de sécurité a été bâti autour de l’édifice, avec des sas permettant aux employés, dont le nombre varie entre 3 et 5, d’enfiler leurs équipements de protection avant d’entrer dans la zone de travaux : des combinaisons et des masques à ventilation assistée. La rubalise jaune arborant le message « danger amiante », est très explicite.
Petit à petit, ils ont mis à jour la charpente du bâtiment en retirant les plaques de fibrociment et les plexiglas composant la toiture, ainsi que les différents éléments constituant les murs. « Cela devrait être terminé lundi ou mardi, explique Thibault Cigolotti, responsable technique amiante de la société. On démonte chaque plaque de fibrociment une par une. »
Il n'y a aucun risque pour l'environnement
Le chantier, bien que comportant une partie en hauteur, ne présentait aucune difficulté particulière « Nous avons installé des filets de sécurité » et le travail est effectué à l’aide de nacelles élévatrices. Seule la météo, qu’il s’agisse de la pluie ou les fortes chaleurs, peut ralentir les choses.
A suivre : la pose du bardage et de la nouvelle toitureSébastien Château, directeur adjoint de la communauté de communes Brioude sud Auvergne et agent de développement en charge, notamment, des équipements sportifs, précisait, à propos de cette première opération, « au coût élevé » : « Il s’agissait de plaques de bonne qualité. L’amiante ne peut être présent que si les plaques sont découpées, avec la poussière. Sur le site, le taux d’amiante était extrêmement faible, il n’y avait aucun danger pour les joueurs de tennis. Le seul risque c’est quand on enlève ces plaques, qu’elles fassent un peu de poussière. Mais cela n’arrive que si elles sont découpées. »
500.000 €. C’est, environ, le coût total de l’opération. Elle bénéficie de plusieurs financements : 120.000 € versés par le conseil départemental, 90.000 € par l’État, 75.000 € par la Région et 50.000 € par la ville de Brioude. La Fédération française de tennis verse quant à elle une aide au club local, qui participe à hauteur de cette subvention de 28.000 €. Enfin, la communauté de communes financera le reste à réaliser.
Une fois cette première étape terminée, la deuxième, la plus longue, démarrera : la pose du bardage et de la toiture par l’entreprise Caillaud Bourleyre de Cohade. Elle doit durer environ six semaines.
« Après, il restera deux autres étapes : on remettra une couche de revêtement sur les courts de tennis, où il y avait quelques microfissures, et il y aura une petite partie de serrurerie. Ensuite viendront les électriciens de l’entreprise Fauché, à Saint-Galmier (42), qui vont changer l’intégralité des luminaires, pour des nouveaux consommant moins, et poser des panneaux photovoltaïques sur la face sud du toit. » L’électricité produite sera intégralement revendue. Elle permettra de rembourser les panneaux en 8 à 10 ans.
En tenant compte des congés d’été des entreprises et sans contretemps, la livraison des nouveaux courts de tennis couverts est prévue pour le début du mois d’octobre. En attendant, les joueurs, en contactant le Tennis club de Brioude, peuvent toujours disposer des courts extérieurs du stade du Docteur-Jalenques.
Pierre Hébrard

