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Îlot des Frères-Charmes, à Aurillac (Cantal) : enfin le début des travaux à la rentrée ?

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Le promoteur immobilier clermontois Quartus l’assure : le programme de l’îlot des Frères-Charmes, à Aurillac, va démarrer. Il annonce même les premiers engins de chantier au mois de septembre pour le démarrage des travaux. « Nous sommes conscients que ce programme est attendu depuis plus de vingt ans par les Aurillacois », reconnaît Antoine Andrieu, représentant du promoteur immobilier Quartus.

Un projet qui remonte à la fin des années 90

Ce dossier a longtemps pris la forme d’un serpent de mer. Il faut dire qu’entre-temps, il a connu bien des vicissitudes, recours et modifications. L’idée de la Ville d’Aurillac de faire de l’îlot des Frères-Charmes, une « locomotive commerciale » aux portes du centre-ville remonte à 1998. À l’époque, le maire d’Aurillac était Yvon Bec. Son successeur René Souchon le reprend, avec un cinéma et une galerie marchande. Mais les discussions avec quelques propriétaires des murs de l’îlot sont difficiles.

L’équipe conduite par Alain Calmette s’empare du dossier en 2008. Mais faute d’opérateurs et en raison de projections financières mettant en exergue la complexité du dossier, exit l’idée du complexe cinématographie. Une nouvelle réflexion est entamée sur le devenir de cette friche. À l’angle de la rue des Frères-Charmes et du cours Monthyon, à quelques encablures de la Jordanne, l’îlot doit rester une locomotive commerciale pour dynamiser le centre-ville mais il faut revoir l’opération et intégrer des logements pour l’équilibrer financièrement.C’est le sens du projet défendu aujourd'hui par l’actuel maire de la préfecture du Cantal, Pierre Mathonier.

Depuis la déconstruction de la Poste et de la quincaillerie Bonnet, plus rien

En 2015, le dossier sort de l’ornière dans laquelle il se trouvait depuis une dizaine d’années, suite à un accord avec le propriétaire d’une partie de cette friche. Et connaît même un sacré coup d’accélérateur à partir de l’automne 2016. Avec d’abord la démolition de l’enseigne Jeanot Lou Paysan, puis les déconstructions des bâtiments de La Poste et de l’ancienne quincaillerie Bonnet, qui ont également disparu du paysage aurillacois au cours de l’année 2018. Depuis plus rien, de visible en tout cas.

Car une fois le permis de construire à l’abri de tous recours, Quartus, dans l’intervalle, a dû discuter avec les Bâtiments de France à propos de la conservation d’un mur datant du XIIIe siècle mis au jour lors des travaux. « Nous avons trouvé un bon compromis avec le nouvel architecte des Bâtiments de France, pour en conserver une partie. Cette solution convient visiblement à notre investisseur et exploitant des espaces commerciaux. »

Un investissement de 7,5 millions d'euros

Le promoteur immobilier a également lancé la commercialisation des quatorze logements en accession à la propriété dans les étages supérieurs et deux maisons individuelles sur le toit. Car outre les deux enseignes commerciales attendues et des surfaces tertiaires, une vingtaine de logements seront proposés en accession à la propriété ou à la location.

« Il en reste une dizaine à la vente. On a des demandes qui arrivent. Mais nous sommes convaincus que, lorsque le chantier aura démarré, cela aura un effet positif sur les ventes. Les gens sont certainement en attente de voir débuter les travaux, car ils ont certainement dû mal à croire tous au projet, vu la durée de gestation qui dépasse les vingt ans. C’est d’ailleurs pour cela qu’on lance aussi l’opération, pour bien montrer que ce n’est pas du flou. »

Quartus espère finaliser d’autres ventes d’ici à la fin du mois de juillet. Dans ce laps de temps, toutes les entreprises auront également été désignées pour cette opération, qui doit - enfin - démarrer à la rentrée, et dont le coût est estimé à 7,5 millions. Antoine Andrieu, représentant le promoteur Quartus

Frères-Charmes à Aurillac : la commercialisation des logements débute (juin 2018)

Quid de la deuxième enseigne commerciale ?

La Fnac, magasin français spécialisé dans la distribution de produits culturels et électroniques à destination du grand public, a déjà confirmé sa venue dans la préfecture cantalienne, en revanche, l’enseigne de prêt-à-porter H&M, un temps pressentie, n’investira pas le rez-de-chaussée du futur bâtiment.

Antoine Andrieu affirme être très serein sur cette question de la deuxième enseigne commerciale de l’îlot des Frères-Charmes. « Nous avons avancé sur la question, mais je ne peux rien vous dire sur l’enseigne qui remplacera H&M. » Selon nos informations, un magasin proposant des produits bio, locaux et de saison, tiendrait la corde pour prendre place dans l’espace commercial aux côtés de la Fnac.

Emmanuel Tremet

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