[Archives] Balade Express : 5 multicoques de raid
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On peut naviguer vite et à plat. Mais avec quel confort ? Et peut-on vraiment envisager la croisière à bord de ces petits multicoques ? Pour connaître la réponse à ces questions, rien de tel qu’une petite virée hivernale et musclée. Capelez les cirés, on embarque… Dossier réalisé en mai 2009 par François-Xavier de Crécy, Loïc Madeline, Bernard Rubinstein et Ophélie Théron. Photos : François Van Malleghem.
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[caption id="attachment_213344" align="aligncenter" width="500"] Croisement sous spi comme en régate : l’Astus ne veut rien lâcher au V8 © F. Van malleghem[/caption]
Sagement amarré en bout de ponton, le Virus V8 attend ses petits camarades de jeu. Profitant du jusant qui vide le golfe du Morbihan, le Tricat 23.5 et le Bicok l’ont rejoint par la mer.
Sur la cale de mise à l’eau c’est au tour du Twist de se préparer. Et juste lorsque nous sortons du port du Crouesty, l’Astus 22.1, sous grand-voile haute et gennaker, embouque le chenal.
Un, deux, trois, quatre et cinq : le compte est bon ! Pas de fausse note pour démarrer ce comparatif de multicoques de raid : le vent est au rendez-vous et même le soleil est de la partie.
sous le vent d’Houat. Petits bateaux, petits problèmes… © F. Van Malleghem[/caption]
et même dormir au mouillage sous cet abri franchement sympathique. © F. Van Malleghem[/caption] Au programme un déjeuner, un dîner et bien sûr une nuit sur des coffres de la plage des Fontaines dans le golfe du Morbihan. De là à en conclure que nos cinq multis méritent le titre de voiliers habitables, la question appelle des réponses nuancées. Certains le sont, d’autres moins, d’autres encore pas vraiment. Certains ont besoin d’un équipement rapporté tandis que d’autres se suffi sent à eux-mêmes. En fait, un seul répond à ce critère, l’Astus 22.1. Lui bat tous les records avec son 1,76 m de hauteur sous barrots capot de descente levé (1,47 m baissé), ses deux couchettes simples situées sous le cockpit (1,80 x 0,50 m) complétées sur l’avant par une couchette double que l’on utilise en rajoutant une planche. L’autre tri, le Tricat 23.5, n’offre que 1,45 m de hauteur sous barrots et surtout une seule et unique couchette double. Quant aux rangements, ils brillent par leur absence. En fait, il devrait recevoir une tente (en option) pour couvrir le cockpit. [gallery columns="2" size="medium" ids="213355,213354,213356,213351"] D’ailleurs la tente, c’est l’arme secrète du Bicok et du Twist si ce n’est que pour le premier, elle peut rester en place en navigation. Elle peut d’ailleurs se comparer à une capote de bivouac pouvant être ouverte sur les côtés. En tout cas, par sa surface au sol – 2,30 m de long sur 1,25 de large –, on peut y dormir mais également occuper les deux couchettes simples situées sur l’arrière des flotteurs. Nous l’avons évoqué, la tente est également le complément indispensable du Twist, bien qu’elle ne s’utilise qu’au mouillage, les enfants pouvant eux dormir sur les couchettes simples situées sur l’arrière des coques. Enfin, le Virus 8. En l’absence de tente (pas encore prévue), nous avons utilisé les quatre couchettes simples, deux par coque, constituées d’une toile solidaire de deux profils en alu. Seul problème, le dormeur volontaire occupant la couchette de l’avant se retrouve avec les boulons de liaison au-dessus de sa tête. Méfiance donc. En résumé, exception faite de l’Astus 22.1, la formule de la tente sur le trampoline se révèle une solution particulièrement bien adaptée à une pratique du camping côtier, le terme est alors on ne peut plus approprié. Evidemment, mieux vaut qu’il fasse beau.
Sommaire :
- Nos 5 protagonistes en chiffres
- Notre Balade en baie de Quiberon
- Vivre à bord
- Naviguer en multicoque de Raid
- Raid mode d'emploi
En chiffres
| Virus V8 | Bicok | Twist | Tricat | Astux 22.1 | |
| Longueur | 8 m | 6,38 m | 6,30 m | 7,11 m | 6,65 m |
| Largeur(s) | 4,70 m | 3,74 m | 3,30 m | 4,50 m | 4,60/2,53 m |
| Tirant(s) d'eau | 0,77 m | 0,50/1,22 m | 0,48 m | 0,30/1,20 m | 0,32/1,30 m |
| Déplacement | 650 kg | 511 kg | 400 kg | 520 kg | 655 kg |
| Surf. Voile au près | 37 m2 | 24 m2 | 27 m2 | 30 m2 | 28 m2 |
| Matériau | strat. verre polyester | sandwich verre-PVC | stratifié de verre | verre/mousse/pol. | verre/polyester |
| Architecte | Julien Marin | ADN | Samuel Boudon | Jack Michal | Stéphane Vallet |
| Constructeur | Virusboat | ATMC | Naval Force 3 | Tricat | Astus Boats |
| Catégorie(s) CE | C/8 personnes | C/D | C/D | C/5 personnes | C/5 personnes |
| Prix en 2009 | 44 950 € | 29 500 € | 25 000 € | 34 500 € | 35 890 € |
Le juste milieu entre sport et confort
Quand l’idée de ce rassemblement est née dans les allées du Salon nautique, nous n’avions pas encore la tête à la météo. Juste une envie forte et pressante de sable et d’embruns, de chevauchées fantastiques et de mouillages secrets. La faute à qui ? D’abord à cet étrange V8, drôle de vaisseau futuriste à deux coques dont les étraves inversées et les ailes de rappel sont autant de promesses de performances. La maison Virus, dont les Magnum 21 et 18 ont essaimé sur tous les plans d’eau, tente le pari du catamaran de balade côtière après avoir réussi à imposer le trimaran comme day-boat familial. Mais ce gros catamaran de 8 mètres n’oublie pas le credo de la maison : oui aux performances mais le sport doit rester une option. La sagesse affichée se traduit ici par la présence de deux ailerons imposants sous les coques, à la fois plans anti-dérive et longues surfaces de repos à l’échouage. Le surdimensionnement des bras en inox qui supportent les ailes de rappel témoigne également d’une balance qui penche davantage du côté de la sécurité que de la performance à tout prix. [caption id="attachment_213348" align="aligncenter" width="500"] La nuit tombe, l’apéro sera pris à la lumière de la lampe à gaz. © F. Van Malleghem[/caption] Le devis de poids est sans doute plus draconien pour le Tricat 23.5 qu’Antoine Houdet présentait aussi à Paris. Sur ce joli trimaran, les flotteurs sont équipés de dérives pour bien marcher à toutes les allures. Le 23.5 est un grand frère très abouti du Tricat 22, un trimaran qui associait au départ les deux coques et le gréement d’un Formule 18 à une coque centrale. Sur ce premier Tricat, une amorce de rouf n’abritait qu’un grand coffre. Et les flotteurs d’origine avaient été remplacés par des flotteurs spécifiques, plus longs et plus volumineux. Nous les retrouvons d’ailleurs sur le 23.5. Mais la coque centrale a pris du volume et de la longueur. La cabine offre ainsi une petite couchette double et un grand volume de rangement sous le cockpit. Nouveau aussi, le système de démontage rapide pour remorquer le bateau derrière une voiture ou simplement le stocker à terre. Les flotteurs se rangent le long de la coque centrale, puis l’on retire les bras. Côté facilité de pliage, un autre trimaran affiche encore une longueur d’avance. [caption id="attachment_213350" align="aligncenter" width="500"] Pause sur la plage des Fontaines. Notez la position plus reculée du V 8, liée à son tirant d’eau © F. van Malleghem[/caption] Sur l’Astus 22.1, les bras solidaires des flotteurs coulissent en effet vers l’intérieur de la coque pour faire passer, en quelques secondes et en restant à bord, la largeur de 4,60 à 2,53 m. La simplicité du système se paie d’une double poutre à l’arrière qui isole un peu le barreur. Àla différence du Tricat, l’Astus joue la carte du confort avant celle des performances. Plus large à la flottaison, la coque centrale n’abrite pas moins de quatre couchettes.Sur deux ou trois coques ?
C’est tellement douillet que l’on se demande si l’on ne s’éloigne pas de la définition du raid. Nous n’allons pas regretter ce petit plus en matière de confort. Aux côtés de ces deux petits trimarans, deux catamarans ; le Twist, incroyablement jeune malgré son état civil. Ce petit cata est né il y a plus de vingt ans et son concept n’a pas pris une ride. Sa mise à l’eau à l’aide de roulettes ou ses sièges moulés pour le barreur nous confirment que l’aspect pratique n’a pas été oublié. Face au Bicok tout neuf que nous avions découvert à La Rochelle, le match promet de faire des étincelles. Ce nouveau cata est plus large et plus haut sur l’eau, mais pas plus long. Depuis l’essai que nous avons publié dans notre numéro de salon, le Bicok a changé sa capote centrale contre un modèle sensiblement plus grand qui forme une véritable tente sur toute la largeur de la plateforme. La silhouette en est un peu alourdie mais le confort y gagne franchement. Et nous voilà partis. Cap sur l’extrémité ouest de l’île d’Houat, quelque 10 milles dans le sud sud-ouest. [caption id="attachment_213342" align="aligncenter" width="500"] Remarquez la forme de la grand-voile du Twist qui ferme la marche : la corne n’était pas encore à la mode ! © F. Van Malleghem[/caption] Autrement dit un bord de petit largue avec 15 nœuds de vent, de quoi déployer toute la toile sans inquiétude et déjà constater les différences de potentiel de nos montures. Très vite à son avantage, le Tricat montre sa faculté à accélérer à la moindre risée, et à démarrer dans une grande gerbe d’écume, le flotteur sous le vent mordant la vague avec une énergie toujours renouvelée. C’est à la fois efficace et spectaculaire et la carène exploite au mieux la puissance de la grand-voile au fort rond de chute. Plus long à se mettre en route, le V8 est aussi plus régulier. Plus grand, plus lourd, il trouve des conditions à sa convenance et sera le premier à rejoindre l’île. L’Astus est un peu plus paresseux et finira dans le sillage du Bicok. Le match entre les deux petits catamarans a tourné court : la drisse de grand-voile du Twist a rendu l’âme. Dommage, le vétéran semblait un peu plus prompt à prendre de la vitesse. Le Bicok plus apte à serrer le vent. Un constat somme toute logique : le Twist est un bateau à ailerons alors que le Bicok est équipé de dérives. Les coques plus hautes de ce dernier semblent également mieux protéger son équipage. Sous foc seul le Twist est décroché et nous rejoindra sous gennaker. Avec le groupe reformé, nous longeons la côte nord d’Houat, depuis le passage des Béniguets jusqu’à la grande plage qui ourle l’île à l’est. [caption id="attachment_213347" align="aligncenter" width="500"] Rien n'arrête nos montures et beacher sur une plage, devient un jeu d'enfants. © F. Van Malleghem[/caption] Avec un vent calé à l’ouest depuis quelques jours, nous caressons le projet de venir poser nos étraves sur le sable. C’est jouable mais un peu chaud comme nous le démontre le Tricat. A marée haute, la houle d’ouest fait le tour de l’île et parvient à faire déferler quelques vagues sur le sable. Du coup, chacun sort son mouillage et ce sera, pour tous, pique-nique en terrasse ou sur trampoline si vous préférez avec vue imprenable sur un mouillage de rêve.Et si on faisait la course ?
Difficile d’imaginer que l’été, plus de deux cents navires tirent sur leur mouillage devant la grande plage. En ce début mars, nous sommes seuls à profiter du soleil. Bateaux à couple, chacun s’en va découvrir le multi d’à côté. Et apprécier le cockpit de l’Astus ou les bancs de rappel du V8, pourtant encombrants au port. La souplesse du filet entre les étraves du grand cata sera peut-être à revoir : dans les vagues, on aura vite les pieds dans l’eau. Pour le retour vers le golfe, sur le Twist on utilise la drisse de gennak pour établir la GV à un ris. Mais les autres n’ont pas l’intention de lever le pied. Cela fait même partie du jeu. Après quelques rotations d’équipage, cap sur Port-Navalo avec pour consigne de laisser parler la poudre. Et ça cause ! Moins de 45 minutes pour entrer dans le golfe ; cela nous fait plus de 13 nœuds de moyenne. Et pour un bateau de 6,50 m, on en redemande. L’ordre d’arrivée est le suivant : Tricat, V8 puis Bicok et Astus. Le Twist, handicapé par sa grand-voile réduite, ne fait pas la course, c’est presque dommage. Malgré sa GV à un ris, il aurait pu arriver dans le peloton ! Le ciel se couvre, le front annoncé est à l’heure et il est temps de se trouver un abri confortable pour y passer la nuit. [caption id="attachment_213349" align="aligncenter" width="500"] Le rédacteur en Chef de Voile Magazine se souvient encore de cette sortie en mer © F. Van Malleghem[/caption] Avec de l’ouest qui doit tourner au sud, notre choix est vite fait : ce sera la plage des Fontaines, à l’abri derrière la pointe du Monteno. Une anse magique, comme le golfe sait en offrir. A l’abri du vent et face au Cromlec’h d’Er Lanic. Et voilà nos étraves posées sur le sable. Enfin presque. Le Virus se singularise. Avec ses 80 cm de tirant d’eau, il restera un peu en retrait par rapport à la plage. Pas de souci pour les autres que l’on peut remettre facilement à l’eau d’un coup de rein, si la marée commence à baisser. Si nos trois catas se posent bien à plat, le Tricat montre un peu de gîte à sec. Ce n’est pas le cas de l’Astus qui ce soir rallie tous les suffrages en terme de confort. Après un dîner sous les étoiles à bord de la très accueillante plateforme du Virus, chacun se dirige vers sa couchette. La majorité d’entre elles méritent sans discussion l’appellation de « cercueils ». Sur un bateau, rien de surprenant. Mais question accessibilité, il faut faire preuve d’une souplesse qui nous fait encore défaut au sortir de l’hiver. Ceux qui s’en sortent le mieux sont l’Astus grâce à son vaste rouf et le Twist dont la grande tente démontable évite d’avoir à se glisser dans des coques bien étroites. À noter que la capote du Bicok se ferme pour devenir tente. Avec le jour et le flot, voilà la pluie. Nous profitons de la marée haute pour quitter la baie dès potron-minet. Le vent est bien présent, il va y avoir du sport. 25 nœuds nous cueillent dès que nous pointons nos étraves dans le courant. Direction la rivière d’Auray et, vent de travers, on lâche les chevaux. C’est impressionnant. Sur cette eau plate, les claques qui nous viennent de Locmariaquer se traduisent en furieuses accélérations. [caption id="attachment_213362" align="aligncenter" width="500"] Le twiste etait un bon cata à la journée ou au week end © F. Van Malleghem[/caption]Folle cavalcade, 18 noeuds sous la pluie
Le semi-rigide du photographe peine à suivre. Au plus près du V8, il peut lire, admiratif, les 18 nœuds affichés par le speedo. Lors de ces accélérations, le cata semble d’abord s’appuyer sur l’avant de son flotteur sous le vent, dévoilant au passage l’arrière de l’aileron au vent. Puis il retrouve son assiette longitudinale progressivement. À cette vitesse, difficile de distinguer, de la pluie ou des embruns, ce qui mouille le plus. Mais les sourires sont de rigueur sur tous les bords malgré l’humidité ambiante. Après cette folle cavalcade sous la pluie, l’arrêt au Bono est le bienvenu. Bonheur des navigations hors saison, une ribambelle de corps-morts semble nous attendre. Et c’est ainsi que quinze marins dégoulinants font irruption dans le bar/tabac. Café, thé ou chocolat, on se réchauffe avant de repartir sous un plafond toujours très bas. Descente de la rivière d’Auray avec le courant dans les fesses, le paysage défi le à toute vitesse et nous voilà déjà à Port-Navalo. [caption id="attachment_213346" align="aligncenter" width="500"] Voile Magazine en mode Week end © F. Van Malleghem[/caption] Le Tricat et le Bicok mettent le cap sur Arradon, la marée a beau être de 90, les 20 nœuds de portant leur permettent d’étaler le jus sans broncher. C’est nettement plus sport pour l’Astus et le Virus qui s’en vont goûter aux joies du saut de vagues à la sortie du golfe. Une grosse marée face à un vent bien établi lève une méchante mer désordonnée baptisée la « décharge » par les pratiques du lieu. Les vagues sont très courtes et déferlent à qui mieux-mieux. Nos multis semblent rebondir de crête en crête suivant la fameuse technique du « bouchon », davantage subie que choisie, mais efficace. Heureusement, ce passage un rien technique ne s’étend que sur quelques centaines de mètres et ce sont des équipages trempés mais entiers qui rejoignent le port. Comme toutes les aventures réussies, celle-ci se termine par un banquet, enfin par un restau. Histoire de parler de la prochaine sortie : ce devrait être encore mieux dans quelques semaines, sans les cirés ! [caption id="attachment_213345" align="aligncenter" width="500"] La drisse de GV a rendu l’âme mais le Twist a pu suivre la fl otte sous gennaker. Il rejoint le groupesous le vent d’Houat. Petits bateaux, petits problèmes… © F. Van Malleghem[/caption]
Barrer et Manoeuvrer
Mener l’un de ces petits bateaux n’a rien de particulièrement difficile. N’empêche, il existe de véritables différences de confort ou d’ergonomie qui seront particulièrement appréciées si l’on doit manœuvrer seul ou si l’on envisage de parcourir de longues distances. [gallery size="medium" ids="213357,213358,213361,213360,213359"]Vivre à bord
Il faut le vivre pour bien l’écrire. C’est la règle que nous avons suivie en vivant à bord de nos cinq multis. [caption id="attachment_213353" align="aligncenter" width="500"] BICOK Mi-tente, mi-capote, on peut profi ter du paysage, se protéger des embruns en navigationet même dormir au mouillage sous cet abri franchement sympathique. © F. Van Malleghem[/caption] Au programme un déjeuner, un dîner et bien sûr une nuit sur des coffres de la plage des Fontaines dans le golfe du Morbihan. De là à en conclure que nos cinq multis méritent le titre de voiliers habitables, la question appelle des réponses nuancées. Certains le sont, d’autres moins, d’autres encore pas vraiment. Certains ont besoin d’un équipement rapporté tandis que d’autres se suffi sent à eux-mêmes. En fait, un seul répond à ce critère, l’Astus 22.1. Lui bat tous les records avec son 1,76 m de hauteur sous barrots capot de descente levé (1,47 m baissé), ses deux couchettes simples situées sous le cockpit (1,80 x 0,50 m) complétées sur l’avant par une couchette double que l’on utilise en rajoutant une planche. L’autre tri, le Tricat 23.5, n’offre que 1,45 m de hauteur sous barrots et surtout une seule et unique couchette double. Quant aux rangements, ils brillent par leur absence. En fait, il devrait recevoir une tente (en option) pour couvrir le cockpit. [gallery columns="2" size="medium" ids="213355,213354,213356,213351"] D’ailleurs la tente, c’est l’arme secrète du Bicok et du Twist si ce n’est que pour le premier, elle peut rester en place en navigation. Elle peut d’ailleurs se comparer à une capote de bivouac pouvant être ouverte sur les côtés. En tout cas, par sa surface au sol – 2,30 m de long sur 1,25 de large –, on peut y dormir mais également occuper les deux couchettes simples situées sur l’arrière des flotteurs. Nous l’avons évoqué, la tente est également le complément indispensable du Twist, bien qu’elle ne s’utilise qu’au mouillage, les enfants pouvant eux dormir sur les couchettes simples situées sur l’arrière des coques. Enfin, le Virus 8. En l’absence de tente (pas encore prévue), nous avons utilisé les quatre couchettes simples, deux par coque, constituées d’une toile solidaire de deux profils en alu. Seul problème, le dormeur volontaire occupant la couchette de l’avant se retrouve avec les boulons de liaison au-dessus de sa tête. Méfiance donc. En résumé, exception faite de l’Astus 22.1, la formule de la tente sur le trampoline se révèle une solution particulièrement bien adaptée à une pratique du camping côtier, le terme est alors on ne peut plus approprié. Evidemment, mieux vaut qu’il fasse beau.

