Nicolas Puydebois à nouveau nommé entraîneur du Rugby Club Guérétois Creuse
«Le meilleur recrutement, c’est de garder tous nos éléments », martèle Jean-Claude Tanty, président du Rugby Club Guérétois Creuse (RCGC). Et si la formule est destinée aux joueurs, elle pourrait également s’appliquer au staff. Pour faire face au départ surprise de son entraîneur des avants, Vincent Wintrebert et de son entraîneur des trois-quarts, Guillaume Paré, le club n’est pas allé chercher bien loin. Il a puisé dans son « cru » en nommant Nicolas Puydebois, jusqu’alors coordinateur sportif et administratif de la maison et déjà fort d’une expérience de 6 mois d’entraîneur à Guéret, remplaçant Yann Dulac en cours de saison. Mais cette fois-ci, le nouveau coach compte s’inscrire dans la durée.
Période de bouleversementsUn autre membre de la famille du RCGC rejoint le staff : Clément Rochelli, qui jouait encore au poste de pilier la saison dernière avant de connaître une grave blessure qui l’éloigne définitivement des terrains, sera entraîneur de l’équipe réserve aux côtés de Marco Reeb qui reste en place. « On est très content qu’il s’engage dans l’équipe et on est persuadé que c’est une bonne reconversion », soutient Nicolas Puydebois. Quant au futur entraîneur des avants, les tractations sont en cours et le prochain Comité directeur se chargera de valider un des noms d’une short-list déjà constituée.
Le club espère ainsi se remettre d’une saison éprouvante pour les nerfs. Après l’interruption brutale du championnat de Fédérale 3 cinq journées avant la fin pour cause de crise sanitaire, alors que Guéret retrouvait enfin une bonne dynamique, le président Jean-Claude Tanty a dû encaisser un second choc : la démission inopinée de Vincent Wintrebert, parti entraîner l’équipe de Saint-Junien, son club de cœur, et celle de Guillaume Paré le même jour (le 20 avril), qui lui retourne à Châteauroux, où il a déjà entraîné.
Et si l’apport de Vincent Wintrebert, « très apprécié des joueurs » semble faire l’unanimité dans le club, le passage de Guillaume Paré a été salué à demi-mot par les dirigeants. Même si le Comité directeur du 9 mars avait choisi de lui renouveler sa confiance, en raison d’une nouvelle dynamique encourageante et d’un « meilleur état d’esprit » en deuxième partie de saison, les mauvais résultats du début de saison et surtout ses méthodes avec les joueurs semblent rester en travers de la gorge de Jean-Claude Tanty.
À la trêve hivernale, le président est intervenu pour mettre à plat les difficultés relationnelles entre les joueurs et l’entraîneur. Une discussion franche qui aura permis à Guéret de se sauver de la relégation et de se hisser à la huitième place de la Poule 7, mais qui n’aura pas empêché Guillaume Paré de partir. « Je ne sais pas pourquoi il est parti, il a fait virer l’autre entraîneur de Châteauroux pour prendre sa place », glisse Jean-Claude Tanty non sans une pointe de sel.
Désormais, le club se tourne vers un avenir pour le moins incertain. Alors que la date de la reprise et la possibilité de s’entraîner à nouveau ne sont toujours pas fixées, le club s’évertue à stabiliser son effectif pour ne pas naviguer à vue.
« On a fait le bilan avec les joueurs de l’équipe première pour voir comment ils se projettent pour la saison prochaine. Beaucoup veulent rester. On a un groupe jeune avec 70 % de formés au club et c’est une volonté de faire jouer ces jeunes. Notre grand chantier de recrutement se situe en première ligne, plutôt chez les avants »
Pour le moment aucun objectif sportif n’a été fixé, « cela dépend de notre effectif définitif et de la poule dans laquelle on va tomber », rappelle Nicolas Puydebois.Plus que la nouvelle saison sportive, Jean-Claude Tanty se languit de « se revoir tous ensemble au club-house, car ce qui fait vivre le club c’est l’amitié ». Ne jamais oublier que le rugby, c’est avant tout une histoire de contact physique.
Tom Jakubowicz

