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Arsenal – Atlético Madrid (1-0) : Saka envoie les Gunners en finale

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Vingt ans d’une interminable attente ont pris fin dans l’effervescence de l’Emirates Stadium. Arsenal s’est qualifié pour la finale de la Ligue des champions, une première depuis le crève-cœur de 2006, en dominant l’Atlético de Madrid (1-0). Dans une ambiance électrique, les « Boring Gunners », tant raillés pour leur pragmatisme récent, ont validé leur billet avec une froideur chirurgicale après le nul de l’aller (1-1). Le 30 mai prochain à Budapest, le club londonien aura l’insigne honneur de briguer la coupe aux grandes oreilles face au Paris Saint-Germain ou au Bayern Munich, s’offrant ainsi le droit de rêver à un fabuleux doublé avec la Premier League.

L’éclair de Saka dans la brume tactique

Comme redouté, cette seconde manche s’est d’abord transformée en une réplique de l’aller : une féroce bataille d’engagement et d’intensité, où la tactique a largement pris le pas sur les envolées lyriques. Mais la lumière a fini par percer le brouillard londonien juste avant le retour aux vestiaires. Sur une frappe lourde de Leandro Trossard repoussée par Jan Oblak, Bukayo Saka a surgi tel un renard des surfaces pour propulser le cuir au fond des filets (45e). Une ouverture du score libératrice qui a récompensé la patience des hommes de Mikel Arteta, maîtres dans l’art de frapper au moment le plus opportun.

Pour l’Atlético, et plus particulièrement pour Antoine Griezmann, le coup fut terrible. Le génial gaucher tricolore rêvait d’une deuxième finale européenne après celle de 2016, mais son aventure madrilène s’achèvera sans ce trophée suprême. Pourtant, « Grizou » s’est démultiplié, tentant d’abord une frappe trop enlevée en première période, avant de buter sur un David Raya vigilant à la 54e minute. Malgré une volonté de fer et une débauche d’énergie admirable, le champion du monde 2018 n’a pas réussi à inverser le destin d’une équipe colchonera souvent impuissante.

Le crépuscule européen d’Antoine Griezmann

Obligés de réagir, les Matelassiers ont poussé de toutes leurs forces lors du second acte, campant dans la moitié de terrain anglaise. Mais cette domination territoriale est longtemps restée stérile. Les regrets espagnols se cristalliseront à jamais autour de la 87e minute. Idéalement servi au point de penalty, le puissant Alexander Sorloth a vu ses appuis se dérober, trébuchant maladroitement au moment de conclure. Un raté monumental que l’attaquant norvégien ruminera sans doute pendant de longues nuits, et qui a définitivement scellé l’élimination des siens.

L’Atlético baisse donc pavillon, laissant Arsenal savourer une qualification historique. Les Londoniens ne partiront pas favoris lors de l’ultime marche à Budapest, que l’obstacle se nomme Paris ou Munich. Néanmoins, sur une rencontre sèche, la solidité défensive et l’opportunisme de cette formation peuvent renverser n’importe quelle montagne. Les supporters d’Arsenal exultent de retrouver le sommet de l’Europe après deux décennies de disette. Il ne reste plus qu’à transformer ce rêve éveillé en triomphe pour que la fête soit totale et l’amertume de 2006 effacée à tout jamais.

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