C’est la fin pour Bordeaux !
Bordeaux n’en finit plus de tomber. Relégué en National 2, le club aux cinq titres de champion de France vient d’apprendre une nouvelle qui résonne comme un coup de grâce supplémentaire : la FIFA l’a placé sur sa liste noire des clubs interdits de recrutement depuis le 27 mars, pour les trois prochaines fenêtres de transferts. L’information, révélée par Sud Ouest et confirmée par RMC Sport, fait suite à une procédure lancée par le club espagnol de Gijón, qui réclame 1,5 million d’euros dans le cadre du transfert de Pedro Diaz en 2023.
FIFA, dettes, National 2 : Bordeaux touche le fond
La réaction du club est celle d’un condamné qui conteste son verdict. L’avocat bordelais Me Matthieu Barandas assure que la décision de la FIFA contrevient aux dispositions nationales sur les procédures collectives, rappelant que le tribunal de commerce de Bordeaux avait validé en juin 2025 un plan de continuation permettant d’étaler le remboursement des dettes de transferts sur onze ans. Deux recours sont prévus : l’un devant le Tribunal arbitral du sport, l’autre devant les juridictions nationales. Le club se dit « relativement serein » sur le plan juridique. Les supporters, eux, le sont beaucoup moins.
Sur les réseaux, la résignation a viré à la colère. « Liquidez-moi ça une bonne fois pour toutes, on n’en peut plus », lâche un supporter sur X. « Notre club franchit un pas de plus vers sa mort clinique », écrit un autre. Des mots qui traduisent une lassitude profonde face à une succession de catastrophes institutionnelles depuis la relégation en Ligue 2, puis en National, puis en National 2.
Sur le terrain, la situation n’est guère plus réjouissante. Les Girondins sont deuxièmes de leur groupe de N2, à six points du leader La Roche-sur-Yon, avec seulement sept journées restantes et seul le premier promu directement. Rio Mavuba, nommé entraîneur la semaine dernière, essaie de maintenir une flamme collective : « Il y a encore 21 points à prendre, on va y croire. » Courageux. Mais entre une interdiction FIFA, une dette restructurée sur onze ans et un vestiaire fragilisé, Bordeaux ressemble de plus en plus à un club en sursis permanent.

