70% d’étrangers en Serie A ? Lé déchéance de l’Italie expliquée
Mais ce phénomène limite le temps de jeu des jeunes talents locaux et fragilise la formation italienne, créant un débat sur la nécessité de plafonner ce nombre. La dépendance aux joueurs étrangers est plus que jamais critiquée pour son impact sur la formation et l’intégration des jeunes Italiens, souvent envoyés en prêt ou en Serie B, ce qui affecte le vivier de l’équipe nationale.
Les clubs, sous pression pour des résultats immédiats, préfèrent des joueurs étrangers de niveau intermédiaire ou moins coûteux, plutôt que de faire confiance à de jeunes Italiens. Ainsi, seulement 9 % des minutes de jeu sont disputées par des joueurs italiens formés dans leurs clubs (joueurs locaux/« homegrown »), le taux le plus faible des cinq grands championnats.
Des stats très alarmantes
Au sein du championnat transalpin, on apprend ainsi que la part des joueurs étrangers dans les apparitions est passée de 55,2 % en 2017-2018 à 69,1 % en 2025-2026.
Le « Decreto Crescita », un avantage fiscal qui facilitait l’embauche de joueurs étrangers, a été abrogé en 2024, mais son effet sur la structure des effectifs s’est fait sentir pendant plusieurs années
Il s’agit d’un véritable paradoxe à l’heure où les sélections jeunes ont réalisé de bons résultats avec notamment un Euro U17 remporté en 2024 et un Euro U19 glané en 2023.

