Sénégal – Maroc : La CAF reconnait s’être trompée
Le scandale de la finale de la CAN 2025 est loin d’avoir livré tous ses secrets. Alors que le Maroc a été déclaré champion d’Afrique sur tapis vert, et que le Sénégal a saisi le Tribunal Arbitral du Sport pour contester cette décision « inique », un nouveau rebondissement est venu jeter une ombre immense sur la légitimité du verdict. Et cette fois, la bombe ne vient pas d’un observateur extérieur, mais du cœur même du réacteur. Un membre éminent de l’instance qui a pris la décision a décidé de briser le silence.
« En profond désaccord avec la décision »
Cet homme, c’est Faustino Varela Monteiro, et il n’est autre que le vice-président du Jury d’Appel de la CAF. Dans un entretien accordé au quotidien L’Observateur, ce juriste cap-verdien a publiquement désavoué ses propres collègues. « Je suis en profond désaccord avec la décision », a-t-il tranché, révélant au passage que le verdict n’avait été pris qu’à une courte majorité de trois voix contre une, la sienne. Une opinion dissidente si forte qu’elle a même été officiellement intégrée à la motivation de la décision, un fait rarissime qui en dit long sur les tensions internes.
Pour le vice-président, la décision de sanctionner le Sénégal pour avoir quitté le terrain est une erreur juridique, une approche « excessivement formaliste » qui va à l’encontre d’un principe fondamental du football : l’arbitre est le seul maître du jeu. Et ce soir-là, l’arbitre avait autorisé la reprise du match. Pour lui, le Jury d’Appel n’avait donc pas à revenir sur une décision de terrain. « Le rapport de l’arbitre fait autorité », a-t-il insisté.
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Une aubaine pour le Sénégal, un camouflet pour la CAF
Cette sortie fracassante est une aubaine pour la Fédération Sénégalaise de Football. Elle apporte de l’eau à son moulin et renforce considérablement son dossier devant le TAS. Comment l’instance de Lausanne pourrait-elle ignorer le témoignage du propre vice-président du jury qui a rendu la décision ? C’est un argument de poids, qui pourrait bien faire pencher la balance en faveur du Sénégal.
Pour la CAF, en revanche, c’est un camouflet terrible. Déjà accusée de « magouilles » et de favoritisme, elle se retrouve désavouée de l’intérieur. Cette prise de parole sonne comme un avertissement. Le TAS, a rappelé Faustino Varela Monteiro, n’hésite jamais à sanctionner les décisions entachées d’irrégularités. Le message est passé. La CAF s’est peut-être trompée, et elle pourrait bien le payer très cher.

