OM : pire équipe de la Ligue 1 dans ce domaine
La saison de l’Olympique de Marseille est un long chemin de croix, une succession de hauts et de bas qui met les nerfs des supporters à rude épreuve. Capable du meilleur comme du pire, l’OM souffle le chaud et le froid, au point de ne plus savoir sur quel pied danser. Si l’attaque, portée par des individualités de talent, sauve souvent les apparences, un secteur de jeu, en particulier, est à la dérive. Et les chiffres sont là pour le prouver, froids, cruels, et surtout, très inquiétants.
Seulement deux clean sheets, un bilan famélique
Ce domaine, c’est la défense. Depuis le début de l’année 2026, l’OM est tout simplement la pire équipe de Ligue 1 en matière de « clean sheets ». En douze matches de championnat, les coéquipiers de Leonardo Balerdi n’ont réussi à garder leur cage inviolée qu’à deux petites reprises. Un bilan famélique, indigne d’une équipe qui vise le podium. Sur la même période, la plupart de ses concurrents directs en comptent entre cinq et huit. C’est le symbole d’une fébrilité chronique, d’une incapacité à se montrer souverain et à maîtriser son sujet.
Cette faillite défensive n’est pas nouvelle, mais elle s’est accentuée ces derniers mois. Elle a coûté la tête de Roberto De Zerbi, et son successeur, Habib Beye, peine à trouver la solution. Malgré un discours volontariste et une volonté de redonner de l’intensité à son équipe, le constat est là : l’OM encaisse trop de buts, beaucoup trop.
Une attaque qui cache la misère
Avec 17 points pris sur 36 possibles depuis janvier, Marseille affiche le plus faible total de la première moitié de tableau. Si le club est encore quatrième, il le doit plus à son efficacité offensive qu’à sa solidité. Mais cet équilibre est fragile. On ne peut pas espérer marquer trois buts à chaque match pour en gagner un.
Cette statistique est une alerte rouge, un signal d’alarme qui doit faire réagir. Car sans une défense digne de ce nom, il est impossible de viser les sommets. Habib Beye a du pain sur la planche. Il doit trouver la formule, le système, les hommes, pour redonner confiance à une arrière-garde qui a perdu tous ses repères. La course à la Ligue des Champions se jouera là. Et pour l’instant, l’OM n’a pas les armes pour la gagner.

