Rosenior, sa trahison pourrait lui coûter cher
On peut comprendre certains supporters du Racing club de Strasbourg qui en ont voulu à Liam Rosenior. Le jeune entraîneur anglais a planté l’équipe alsacienne, en plein cœur de la saison, pour une destination plus prestigieuse et un salaire bien plus important, en répondant favorablement aux directives du groupe propriétaire du Racing et de Chelsea (Premier League). Les charmes de la multipropriété…
Mais à Londres, où il a succédé le 8 janvier à Enzo Maresca (après les deux matches dirigés par l’intérimaire Calum McFarlane), rien ne se passe comme il l’espérait. Les Blues de Chelsea ont notamment pris une grosse claque par le PSG en huitièmes de finale de Ligue des champions. Le club de Londres a été éliminé, 8-2 sur l’ensemble de la double confrontation.
Avant la récente trêve internationale consacrée à l’obtention des derniers billets pour la Coupe du monde 2026, Chelsea affichait quatre défaites consécutives, toutes compétitions confondues, en comptant le duel avec le PSG. Le dernier revers, en Premier League concédé le 21 mars sur la pelouse d’Everton (3-0, 31e journée), a aussi marqué les esprits. Et voilà Liam Rosenior en conflit ouvert avec un de ses cadres.
Une énième annonce prématurée
Le coach de 41 ans a décidé d’écarter l’Argentin Enzo Fernandez pour les deux prochains matches (4 et 12 avril). Le milieu de terrain champion du monde en titre aurait commis la faute, estime son entraîneur à en croire des médias britanniques, d’évoquer des envies de départ vers le Real Madrid.
L’affaire, et les résultats actuels inquiétants pas vraiment atténués par la qualification facile en Cup obtenue samedi face Port Vale, risquent d’écorner l’image et la réputation de Liam Rosenior. Et l’on pense alors à sa fin de sa mission à Strasbourg, pas vraiment emballante. Aucune victoire lors des cinq derniers matches de Ligue 1 qu’il a dirigés. On nous avait annoncé peut-être un peu vite un entraîneur talentueux et prometteur.

