L’avantage du PSG ? Une légende de Liverpool n’y croit pas une seconde
C’est le petit arrangement qui a mis le feu aux poudres. En acceptant de reporter le match du PSG face à Lens, la LFP a offert au club de la capitale une semaine complète de repos entre les deux quarts de finale de Ligue des Champions face à Liverpool. Un « cadeau » qui a provoqué un tollé en France comme en Angleterre, où l’on crie au « traitement de faveur » et à la compétition « faussée ». Un avantage indéniable, qui place le PSG dans des conditions idéales. Du moins, sur le papier.
« Une excuse », la sortie cash de Dean Saunders
Car pour une ancienne gloire des Reds, cette histoire de calendrier allégé n’est qu’un faux débat, une « excuse ». Cet ancien joueur, c’est Dean Saunders. Dans un entretien accordé à Pariurix.com, l’ancien attaquant de Liverpool a balayé d’un revers de main l’idée d’un avantage parisien. Pour lui, la fatigue est avant tout une question mentale. « Ne dites jamais à un footballeur qu’il est fatigué », a-t-il lancé. « Si je vous disais tous les matins en arrivant au travail que vous avez l’air fatigué, le vendredi, vous vous sentiriez fatigué. C’est un truc mental ».
Son argumentaire est simple : « Quand on gagne, on ne se sent pas fatigué. Quand on perd, on se sent fatigué ». Il va même plus loin, affirmant que les joueurs préfèrent enchaîner les matches plutôt que de s’entraîner toute la semaine. « Si vous demandez aux joueurs s’ils préfèrent jouer samedi-mardi-samedi ou samedi-samedi, ils choisiront tous la première option », assure-t-il.
Un avis à contre-courant, mais pas si bête
Cette analyse, à contre-courant de la pensée unique qui voudrait que le repos soit la clé de la performance, a le mérite de la franchise. Elle rappelle que le football, avant d’être une science exacte, est aussi une question d’état d’esprit, de dynamique. Une semaine sans compétition peut aussi casser le rythme, faire baisser la tension.
Dean Saunders, connu pour ses coups de génie sur le terrain – il avait un jour marqué en jouant une touche sur le dos du gardien adverse -, n’a pas que des mauvaises idées. Son analyse, aussi provocatrice soit-elle, est un avertissement pour le PSG. L’avantage du calendrier ne sera un avantage que si le résultat du match aller est positif. Dans le cas contraire, cette semaine de repos pourrait bien se transformer en une semaine de doutes et de gamberge.

