Messi dépasse Pelé sur coup franc, Juninho l’attend de pied ferme
L’étau se resserre inéluctablement autour du record absolu. Dimanche dernier, Lionel Messi a de nouveau fait trembler les filets sur coup franc, dépassant l’illustre Pelé pour s’isoler à la deuxième place de ce classement historique avec 71 réalisations. Dans la ligne de mire de la Pulga se dresse désormais l’ultime patron de l’exercice : Juninho Pernambucano et ses 77 buts. Face à ce souffle argentin qui se rapproche dangereusement dans sa nuque, l’ancien maître à jouer de l’Olympique Lyonnais n’est pas resté silencieux face à cette traque effrénée.
Messi fond sur Juninho
Si les fans s’attendaient à une réaction à chaud suite à ce 71e but de l’Argentin, le Brésilien avait en réalité déjà anticipé l’inéluctable avec une immense classe il y a quelques mois. Alors que le meneur de jeu pointait encore à onze longueurs de son record, Juninho avait livré un constat lucide et plein d’humilité au micro de TF1 : « Messi a une chose dans le football : il brise les records. Je sais que mon tour arrive bientôt. » Imperturbable et sans le moindre ego, l’ex-milieu de terrain accepte très sportivement l’idée de céder un jour sa couronne.
L’octuple Ballon d’Or a d’ailleurs prouvé face au New York City FC que la réussite accompagne souvent le talent. Pour inscrire ce 71e coup franc, qui a permis à l’Inter Miami d’égaliser lors d’une victoire renversante (3-2), Messi a vu sa frappe lointaine légèrement déviée par le mur, trompant totalement le portier adverse. Ce n’est certes pas la réalisation la plus esthétique de son immense carrière, mais c’est une unité précieuse qui le rapproche à seulement six petits buts du roi brésilien.
Un trône en sursis
À l’aube de ses 39 ans, le capitaine de l’Albiceleste peut-il légitimement combler ce dernier écart ? La réponse ne fait guère de doute. Toujours aussi précis et bénéficiant de nombreuses opportunités dans le championnat nord-américain, Messi conserve une technique de frappe absolument intacte. S’il maintient sa forme actuelle et sa santé pour la saison à venir, le trône de Juninho finira inévitablement par tomber. Une passation de pouvoir que le Brésilien attend déjà avec la plus grande des sérénités.

