OM : Avec Beye, ce joueur commence à trouver le temps très long
Arriver dans son club de cœur lors du mercato hivernal devait être l’aboutissement d’un rêve d’enfant. Pourtant, pour cette recrue phare de l’OM, l’aventure prend une tournure extrêmement compliquée sous les ordres d’Habib Beye. Alors qu’il s’était imposé comme l’un des milieux défensifs les plus en vue de Ligue 1 durant la première partie de saison, le joueur semble aujourd’hui totalement paralysé par la pression inhérente au Stade Vélodrome. Un mal tristement célèbre sur la Canebière, qui rappelle cruellement les difficultés vécues par Iliman Ndiaye lors de son récent passage au club.
Le joker grillé contre Toulouse
Ce joueur en perdition n’est autre que Himad Abdelli. L’ancien maître à jouer d’Angers a sans doute laissé passer sa chance, grillant au passage tout son crédit personnel lors du quart de finale de Coupe de France face à Toulouse. Pour sa première titularisation, l’international algérien a vécu un véritable calvaire : averti d’entrée, dépassé dans l’impact et frôlant l’expulsion, il a été sorti dès la mi-temps par son coach pour le protéger. Depuis ce naufrage retentissant, le milieu de terrain a totalement disparu des radars marseillais.
Plongé dans l’anonymat, Abdelli n’est même plus assuré de retrouver une place de titulaire d’ici la fin de l’exercice. Et pour cause, Habib Beye a entre-temps trouvé sa formule gagnante. L’OM vient d’enchaîner trois précieuses victoires consécutives en championnat, le tout sans avoir besoin de faire appel au natif de Montreuil. Le dicton est bien connu dans le football : quand l’équipe tourne à plein régime, les absents ont toujours tort, rendant la situation de l’Algérien d’autant plus précaire face à une concurrence féroce au milieu de terrain.
Un retour incertain pour Abdelli
S’il ne faut peut-être pas condamner définitivement l’international algérien à ce stade de la saison, ce serait tout de même une énorme surprise de le revoir bousculer la hiérarchie établie par l’entraîneur olympien. Le costume semble pour l’instant un peu trop grand pour lui. Pour l’ancien Angevin, qui ronge son frein sur le banc ou en tribunes, l’horloge tourne et l’attente devient logiquement de plus en plus pesante au fil des semaines.

