CAN 2025 : L’explication vaseuse du président de la CAF
La décision de la Commission d’appel de l’instance dirigeante, qui a accordé la victoire 3-0 aux Lions de l’Atlas face au Sénégal, a provoqué une onde de choc dans le monde du football. S’exprimant d’un ton ferme et mesuré, Motsepe a reconnu que le chaos entourant la conclusion du tournoi avait nui à la réputation de la CAF. Le président a admis que les conséquences de la finale avaient éclipsé les progrès réalisés ces dernières années pour redorer l’image du football continental.
« Ce qui s’est passé lors de cette finale a sapé le travail remarquable accompli par la CAF depuis de nombreuses années pour garantir l’intégrité, le respect, l’éthique et la gouvernance, ainsi que la crédibilité des résultats de nos matchs », a déclaré Motsepe. Il a souligné que cette situation avait ravivé des inquiétudes persistantes quant à la gestion du football en Afrique.
La décision d’annuler le résultat initial du match a suscité de nombreuses accusations de manque de transparence. Motsepe a reconnu sans détour que la CAF lutte toujours contre une perception historique de corruption qui continue de peser sur les décisions majeures de l’organisation.
« Ce qui s’est passé lors de la finale de la CAN 2025 met en lumière le travail que nous devons encore mener en matière de suspicion et de méfiance. C’est un problème hérité du passé », a-t-il expliqué.
« Lorsque j’ai pris mes fonctions de président, l’une de mes principales préoccupations était l’impartialité, l’indépendance et le respect des arbitres et des commissaires de match, domaines dans lesquels un travail considérable a été accompli. Cependant, des soupçons persistent, car il s’agit d’un problème hérité du passé, que nous traitons avec constance – ce qui est absolument essentiel », a ajouté Motsepe.
L’indépendance des instances judiciaires
Afin de défendre le processus, Motsepe a mis en avant la structure réformée des instances juridiques de la CAF. Il a expliqué que les commissions de discipline et d’appel actuelles ont été constituées suite à un appel à candidatures auprès des 54 associations membres, afin de garantir un haut niveau d’expertise juridique et une indépendance vis-à-vis du pouvoir exécutif.
« Pour la composition de nos instances judiciaires, nous avons opté pour une approche différente », a-t-il déclaré. « Nous avons invité chaque association membre et les six zones régionales de la CAF à proposer des noms de juges et d’avocats reconnus. C’est important car les décisions de notre conseil de discipline et de notre commission d’appel sont respectées et prises avec intégrité. L’indépendance se reflète dans les décisions rendues par ces deux instances. Le conseil de discipline a rendu une décision, et la commission d’appel une décision totalement différente. »

