ASSE : Philippe Montanier, ça s’arrête déjà
Son arrivée a été un électrochoc, une bouffée d’oxygène pour un club qui suffoquait. En quelques semaines, Philippe Montanier a transformé une équipe en plein doute en une machine de guerre, un rouleau compresseur qui écrasait tout sur son passage en Ligue 2. Cinq victoires consécutives, une deuxième place retrouvée, une solidité défensive impressionnante… l’effet Montanier était total, et tout le peuple vert se prenait à rêver d’un retour en fanfare dans l’élite. Une dynamique si exceptionnelle qu’elle a même fait naître l’espoir d’un record. Mais toutes les belles histoires ont une fin.
Cinq victoires puis un nul, la série de Montanier prend fin
Ce qui s’est arrêté, ce n’est pas le projet, ni l’ambition, mais « seulement » la série de victoires. En concédant le match nul (0-0) sur sa pelouse face à Grenoble ce week-end, l’AS Saint-Étienne a mis un terme à sa folle chevauchée. Un premier accroc, sans grande conséquence sur le plan comptable, mais qui a une incidence symbolique : avec cinq succès de rang pour débuter son mandat, Philippe Montanier ne battra pas le record de Frédéric Antonetti, qui avait enchaîné sept victoires consécutives avec le FC Metz en 2018.
Ce nul est un rappel à l’ordre, une piqûre de rappel qui prouve que la route vers la Ligue 1 est encore longue et semée d’embûches. Il met en lumière les difficultés d’une équipe qui, malgré sa nouvelle discipline tactique, peine parfois à trouver la faille face à des blocs regroupés. Il n’y a pas de quoi paniquer, mais c’est un avertissement sans frais.
Un accroc anecdotique, un objectif intact
Il en faudra sans doute plus pour entamer le moral de Philippe Montanier. L’entraîneur stéphanois, pragmatique et expérimenté, sait que l’essentiel est ailleurs. Ce genre de statistique est anecdotique, et ce qui compte, à la fin, c’est la montée. Son bilan, avec cinq victoires et un nul en six matches, reste exceptionnel et place son équipe dans une position idéale pour atteindre son objectif.
Cet accroc face à Grenoble est donc peut-être même un mal pour un bien. Il va permettre de remobiliser un groupe qui aurait pu se voir trop beau, de rappeler à tout le monde que rien n’est acquis. Le record a filé, mais le rêve, lui, est plus que jamais d’actualité. Et si, en fin de saison, l’ASSE retrouve la Ligue 1, personne ne se souviendra de ce match nul. Pas même Philippe Montanier.

