OM : La femme qui a dit non à Youcef Atal
C’était l’un des feuilletons brûlants de l’été 2024. Libre de tout contrat, l’international algérien Youcef Atal était tombé d’accord avec l’Olympique de Marseille pour un retour en Ligue 1. Une solution à moindre coût pour renforcer le couloir droit de la défense, une affaire qui semblait entendue. Mais le passé judiciaire du joueur, condamné pour provocation à la haine raciale, avait provoqué une énorme polémique, obligeant le club à faire machine arrière face à la pression politique et populaire. Du moins, c’est ce que l’on croyait.
Atal à l’OM : la vérité sur le transfert qui a fait imploser le club
Car la vérité est, comme souvent à l’OM, bien plus complexe. Selon des informations révélées par La Provence, le transfert n’a pas seulement capoté à cause de la pression extérieure. En interne, une voix s’est élevée avec force pour s’opposer à cette signature : celle de Cécilia Barontini, alors fraîchement nommée au sein d’un nouveau binôme à la direction générale du club. L’ancienne directrice des ressources humaines aurait mis son véto, pour des raisons éthiques, mais pas seulement.
Le quotidien régional révèle que Cécilia Barontini s’était également opposée au recrutement de Mason Greenwood, un autre joueur au passé sulfureux. Plus encore, sa vision du club et sa conduite se seraient heurtées à celles du directeur sportif de l’époque, Medhi Benatia. Un conflit larvé, des tensions qui auraient même conduit la jeune dirigeante à déposer une main courante après un échange houleux dans le bureau de Pablo Longoria.
Le début d’une guerre de pouvoir
Ces révélations jettent une lumière crue sur les guerres de pouvoir qui ont miné le club durant cette période. Le dossier Atal n’était donc pas qu’une simple question de mercato, mais le symptôme d’une fracture profonde au sommet de l’organigramme. D’un côté, une direction sportive prête à prendre des risques pour renforcer l’équipe, de l’autre, une direction générale soucieuse de l’image et des valeurs du club.
L’histoire a donné raison à Cécilia Barontini sur le fond, mais c’est elle qui a finalement payé les pots cassés de cette lutte d’influence. Six mois seulement après sa promotion, elle a quitté ses fonctions, victime, comme tant d’autres avant elle, de l’instabilité chronique qui ronge l’OM. Le mystère Atal est levé, mais il a ouvert la porte sur un autre, celui d’un club qui se déchire de l’intérieur depuis des années.

