Belaili suspendu, Beaumelle lui fait une promesse
Le coup de tonnerre a secoué tout le football africain. Youcef Belaili, l’enfant terrible du football algérien, a été suspendu un an par la FIFA pour une affaire de falsification de documents datant de son passage à Ajaccio. Une sanction terrible, qui vient s’ajouter à une longue liste de dérapages et qui plonge le joueur de 33 ans dans une nouvelle période de doutes et d’incertitude. Alors que beaucoup le disent fini, usé par les polémiques, un homme a décidé de ne pas le lâcher.
« Je serai toujours là pour aider Belaili »
Cet homme, c’est son entraîneur à l’Espérance de Tunis, Patrice Beaumelle. Dans un entretien accordé à Goal France, le technicien français a adressé un message de soutien d’une rare force à son joueur. « Je serai toujours là, en tant qu’entraîneur et proche de lui, pour l’aider à être dans les meilleures dispositions possibles sur le terrain », a-t-il promis. Une main tendue, un acte de foi envers un joueur qu’il considère comme son « facteur X », un « joueur de génie, imprévisible ».
Cette déclaration n’est pas anodine. Elle témoigne de l’attachement profond qui lie les deux hommes. « On ne s’est vraiment jamais quittés », a confié Beaumelle, qui est en contact régulier avec le joueur et son père. Il sait que derrière le personnage sulfureux se cache un talent brut, un joueur capable de faire basculer un match sur une inspiration. Un joueur dont son équipe, qui s’apprête à disputer un quart de finale de Ligue des champions africaine, a « besoin ».
Un soutien au milieu du chaos
Ce soutien public est d’autant plus important que Belaili traverse une période compliquée, entre cette suspension et une blessure au genou qui le tient éloigné des terrains. Alors qu’il est en pleine rééducation, son coach a décidé de le « laisser tranquille », de lui permettre de se soigner en famille, loin de la pression. Une gestion humaine qui en dit long sur la volonté de Beaumelle de ne pas accabler un joueur déjà à terre.
L’avenir de Youcef Belaili est en suspens, suspendu à une éventuelle réduction de sa peine en appel. Mais une chose est sûre : il ne sera pas seul dans cette épreuve. La promesse de son entraîneur est un gage de confiance, un espoir auquel se raccrocher. C’est peut-être ce dont il avait le plus besoin pour trouver la force de rebondir, une fois de plus.

