Nouvelles

Endrick, cible numéro 1

0 1

Un nouveau but, décisif, pour arracher un nul précieux sur la scène européenne. Jeudi soir, face au Celta Vigo, Endrick a encore prouvé qu’il était un joueur à part, un talent brut capable de faire basculer une rencontre sur une inspiration. Mais cette soirée européenne a aussi mis en lumière une réalité de plus en plus préoccupante, une tendance qui devient flagrante : le traitement de faveur, pour ne pas dire le traitement de choc, réservé au jeune prodige brésilien par ses adversaires.

La double lame de trop

L’image a fait le tour des réseaux et a glacé le sang de tous les supporters lyonnais. Dans le temps additionnel, alors qu’il filait en contre, l’attaquant de 19 ans a été littéralement pris en sandwich, victime d’une double lame d’une violence inouïe de la part de Marcos Alonso et Matias Vecino. Un « tampon » qui l’a laissé de longues minutes au sol, se tordant de douleur. Si, par miracle, il a pu se relever et terminer la rencontre, cet attentat en règle est le symbole de ce qu’il subit depuis son arrivée en France. « J’ai l’impression qu’il y a un contrat sur lui », a même lâché, dépité, le consultant Lionel Charbonnier sur RMC.

Car ce n’est pas un incident isolé. C’est un schéma qui se répète, match après match. Dès son arrivée, les adversaires le ciblent, le provoquent, tentent de l’intimider par une agressivité à la limite du tolérable. Face à Nantes, il avait fini par « disjoncter », récoltant un carton rouge pour un geste de frustration. Une réaction que son entraîneur, Paulo Fonseca, avait comprise, dénonçant déjà à l’époque un « plan anti-Endrick ».

Endrick au sol, un classique désormais. Les défenseurs ont trouvé la parade pour arrêter le génie : le plaquage de rugby.

« Les arbitres doivent protéger Endrick »

Le coach portugais ne cesse de monter au créneau pour défendre sa pépite. « Les arbitres doivent le protéger », martèle-t-il, voyant dans cette agressivité ciblée un véritable danger pour l’intégrité physique d’un joueur encore en pleine croissance. Endrick, lui, ne se plaint pas. Il encaisse, se relève, et répond sur le terrain. Il a compris, comme il l’a lui-même dit, qu’en Ligue 1, « il faut se préparer à tout ».

Mais jusqu’à quand ? Jusqu’à la blessure grave, celle qui viendrait freiner la progression d’un talent que toute l’Europe envie à Lyon ? La question est posée, et elle est légitime. Le football est un sport de contact, mais il a ses règles. Et la première d’entre elles est de protéger les artistes. Pour l’instant, Endrick résiste. Mais le traitement qu’il subit est indigne, et il est temps que les arbitres prennent leurs responsabilités. Avant qu’il ne soit trop tard.

Comments

Комментарии для сайта Cackle
Загрузка...

More news:

Read on Sportsweek.org:

Autres sports

Sponsored