VIDÉO – Tudor humilie son jeune gardien, Tottenham prend l’eau à Madrid
Pour ce huitième de finale aller de Ligue des Champions face à l’Atlético de Madrid, l’entraîneur intérimaire Igor Tudor avait tenté un coup de poker. Confronté à une crise profonde – Tottenham étant 16e de Premier League – et à la méforme de son gardien titulaire Guglielmo Vicario, qui restait sur 9 buts encaissés en 3 matchs, le coach a titularisé Antonin Kinsky. Le Tchèque de 22 ans n’avait pourtant disputé que deux rencontres cette saison. Tudor assumait ce choix audacieux en déclarant vouloir faire ce qu’il y a de « mieux pour l’équipe à cet instant ».
Le calvaire de Kinsky, remplacé en larmes après un quart d’heure
La rencontre a immédiatement tourné au désastre absolu pour le jeune portier. En l’espace de quinze minutes, Kinsky a multiplié les erreurs fatales. Dès la 6e minute, il glisse dans sa propre surface et offre littéralement l’ouverture du score à Marcos Llorente, un geste qualifié de « cadeau » et « d’erreur embarrassante » par les commentateurs. Et il est ensuite fautif sur la seconde réalisation, avec un dégagement raté. Antoine Griezmann en a profité. Au total, il y a eu trois buts pris par les Londoniens lors de ce premier quart d’heure catastrophique, dont deux pour la pomme du portier tchèque.
Face à cette humiliation précoce, Igor Tudor n’a eu aucune pitié et a décidé de le sortir immédiatement à la 16e minute pour faire entrer Vicario. L’image est cruelle et poignante : Kinsky quitte la pelouse la tête basse, en pleurs, et file directement vers le tunnel des vestiaires, escorté par le staff. La presse britannique n’a pas tardé à pointer du doigt la responsabilité du manager, l’accusant d’avoir envoyé un joueur manquant de compétition au casse-pipe dans une telle affiche.
Son remplaçant n’a pas fait mieux
Cependant, faire porter le chapeau au jeune Kinsky n’a absolument pas réglé les problèmes de l’équipe londonienne. L’ironie de l’histoire est d’ailleurs terrible pour Igor Tudor : le remplacement tactique n’a pas du tout colmaté les brèches. À peine entré en jeu, Vicario a lui aussi cédé, encaissant un quatrième but dès la 23e minute. Qu’il s’agisse de Kinsky ou de Vicario, les maux sont les mêmes pour une défense de Tottenham aux abois. En fin de compte, ce choix précipité aura surtout servi à détruire publiquement la confiance d’un grand espoir.

