PSG : La déclaration choc de Kvaratskhelia sur le relâchement parisien
Le PSG traverse une zone de turbulences. Fragile défensivement, moins tranchant offensivement, le champion d’Europe en titre n’est que l’ombre de l’équipe qui a tout écrasé la saison passée. Luis Enrique a beau parler d’un simple manque de confiance, les observateurs pointent une baisse d’intensité, une forme de décompression. Un mal diffus, difficile à nommer. Mais l’un des cadres du vestiaire, l’un des plus discrets aussi, vient de poser des mots sur ce malaise. Et son constat est brutal.
« La faim est perdue » selon Kvaratskhelia
C’est Khvicha Kvaratskhelia, dans un entretien accordé au Parisien, qui a eu le courage de briser le silence. Interrogé sur la difficulté de retrouver la même motivation après une saison aussi exceptionnelle, sa réponse a été d’une franchise désarmante. « Quand vous gagnez quelque chose chose derrière lequel vous courez depuis un certain temps, peut-être que vous vous calmez un peu », a-t-il reconnu. Un aveu, à peine voilé, d’un relâchement collectif, d’une forme de décompression post-sacre.
Cette déclaration est une petite bombe. Elle tranche avec la communication habituellement lisse du club et des joueurs. Là où certains se cachent derrière des excuses ou des analyses techniques, le Géorgien va droit au but. Il met des mots sur un sentiment partagé par de nombreux supporters : cette équipe, qui a atteint le Graal, a perdu une partie de sa faim, de sa rage de vaincre.
Kvaratskhelia balance : « Quand vous gagnez, vous vous calmez un peu. » Traduction : le PSG a trop fêté son titre, et la motivation est restée au vestiaire.
L’électrochoc après Dembélé ?
Cette prise de parole n’est pas sans rappeler celle, récente, d’Ousmane Dembélé, qui avait pointé l’individualisme de certains de ses coéquipiers. Après l’ailier français, c’est donc au tour de l’ailier géorgien de secouer le cocotier. Deux voix qui s’élèvent pour dire tout haut ce que beaucoup pensent tout bas. Mais Kvaratskhelia n’est pas que dans le constat, il est aussi dans l’espoir. Pour lui, la force du PSG est que « l’entraîneur, le staff et l’équipe se motivent pour gagner encore de nombreuses fois ».
Il croit en la capacité de Luis Enrique à remobiliser ses troupes, à réinsuffler cette « même soif de victoire ». Sa relation avec le coach, qu’il décrit comme « très bonne », est l’une des clés. « Il peut me crier dessus, il peut tout faire ce qu’il veut parce que je sais qu’il veut que je devienne une meilleure version de moi-même », a-t-il confié. À vingt-quatre heures du choc face à Chelsea, cet appel à la remobilisation est un signal fort. Reste à savoir s’il sera entendu.

