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« J’ai peur », Samir Nasri atomise l’OM

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Le consultant de Canal+ Foot n’a pas caché son inquiétude profonde, comparant la fragilité mentale de l’effectif actuel à un « château de cartes » prêt à s’effondrer au moindre accroc. Pour l’ancien meneur de jeu olympien, le succès renversant contre Lyon dimanche dernier n’était qu’un trompe-l’œil masquant une incapacité chronique à gérer la pression.

L’ancien « Petit Prince » du Vélodrome a utilisé une image forte pour illustrer son désarroi en affirmant avoir « peur » pour l’OM, même si l’adversaire s’appelait Carquefou, club de Régional 2. Cette référence n’est pas fortuite puisqu’elle renvoie au traumatisme historique de 2008, match auquel Nasri lui-même avait participé sur le terrain lors de l’élimination face aux amateurs. Selon son analyse, Marseille est devenu un club spécialiste pour relancer n’importe quel adversaire en crise, un diagnostic alarmant alors que le sprint final pour le podium de la Ligue 1 s’amorce.

« J‘ai peur de n’importe quel adversaire »

« Marseille, c’est un club qui est capable de relancer n’importe qui », estime Samir Nasri. « J’ai peur des quatre matchs (à venir, Toulouse le 7 mars, Auxerre le 15, Lille le 22 et Monaco le 5 avril, ndlr). Donc forcément, j’ai peur de n’importe quel adversaire. Franchement, demain si l’OM joue Carquefou (équipe de Régional 2, le septième échelon national, ndlr), moi j’ai peur. C’est la vérité. »

Le calendrier à venir ne laisse aucun répit à Habib Beye

Le calendrier à venir ne laisse aucun répit à Habib Beye et ses hommes dans un climat devenu délétère au Vélodrome. Après les tensions et les jets de fumigènes constatés lors de la séance de tirs au but contre Toulouse, l’OM doit enchaîner des rendez-vous cruciaux avec la réception de ce même Téfécé en championnat le 7 mars, un déplacement à Auxerre le 15, un choc face à Lille le 22 et un duel direct pour le podium contre Monaco le 5 avril. Actuellement quatrième du classement à deux longueurs du podium, le club phocéen a épuisé son crédit de confiance auprès de ses anciens joueurs et de ses supporters.

Habib Beye, qui a tenté de protéger ses cadres comme Leonardo Balerdi ou le jeune Ethan Nwaneri après leurs échecs face au but, doit désormais prouver que son discours peut soigner la fébrilité évoquée par Nasri. La capacité de l’entraîneur sénégalais à stabiliser psychologiquement ce groupe déterminera si Marseille parviendra à arracher une place en Ligue des Champions ou s’il s’enfoncera dans une crise de fin de cycle majeure. La revanche de samedi contre Toulouse s’annonce déjà comme un tournant décisif pour l’avenir de la saison olympienne.

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