OM : Le bad boy Greenwood a refait des siennes contre Toulouse
Si l’Anglais de 24 ans a parfaitement rempli sa mission sur le plan statistique en ouvrant le score dès la 2e minute puis en transformant son tir au but, c’est son comportement non-verbal qui choque les supporters et les observateurs.
Des images largement relayées sur les réseaux
Contrairement à la tradition de solidarité qui veut que les joueurs se tiennent par l’épaule dans le rond central pour affronter ensemble la tension de la séance, Greenwood a choisi l’isolement. Des images largement relayées sur les réseaux sociaux le montrent prostré seul, près de la ligne de touche, tournant presque le dos à l’action. Cette mise en retrait, interprétée par certains comme une angoisse paralysante et par d’autres comme un manque d’esprit de corps, contraste violemment avec l’image de leader attendue dans un quart de finale de Coupe de France.
Cette défaite (2-2, 3 t.a.b. 4) laisse un goût amer, et l’image de l’ailier anglais fuyant le contact de ses partenaires au moment fatidique risque de peser lourd dans sa relation avec le public du Vélodrome. Alors que Habib Beye tente de construire une unité sacrée pour sauver la saison, cet épisode de « solitude volontaire » fragilise le récit d’un groupe soudé. Pour beaucoup, un leader d’attaque doit porter ses coéquipiers, surtout quand les jeunes comme Ethan Nwaneri ou les cadres comme Leonardo Balerdi flanchent sous la pression.
L’explication de ce comportement reste floue : stress dévorant à l’idée d’un échec ou détachement émotionnel ? Quoi qu’il en soit, dans un club où l’engagement passionnel est la norme, ce manque de communion visuelle au bord du terrain ne passera pas inaperçu. Greenwood devra rapidement répondre sur le terrain, dès la réception de Toulouse ce samedi en championnat, pour prouver qu’il est bien au service du collectif marseillais et non un électron libre fuyant ses responsabilités morales.

