OM : Beye accuse le coup et pointe les erreurs fatales après l’élimination en Coupe
La malédiction se poursuit pour l’Olympique de Marseille. En quête d’un sacre en Coupe de France depuis 1989, le club phocéen a vu son rêve s’envoler en quarts de finale au Vélodrome, éliminé par Toulouse à l’issue de la séance des tirs au but (2-2, 4 tab à 3). Cette désillusion confirme les difficultés d’une saison très compliquée, et ce, pour le troisième match d’Habib Beye à la tête de l’équipe. Après les échecs de Leonardo Balerdi et Ethan Nwaneri lors de la séance fatidique, la tension était d’ailleurs palpable avec des accrochages entre joueurs et des jets de fumigènes par les supporters.
Les coups de pied arrêtés, le grand regret de Beye
Face à ce terrible scénario, Habib Beye n’a pas caché sa « grosse déception » au micro de beIN Sports. S’il estime que son équipe a « plutôt bien géré » les longs ballons toulousains dans le dos de la défense, le technicien a pointé du doigt les errances de son équipe. « On savait aussi que sur les coups de pied arrêtés, fallait être plus solides que cela », a-t-il regretté, rappelant qu’on « ne peut pas concéder deux buts à chaque match ». Le coach a également souligné le manque de réussite de ses joueurs, qui ont touché « une barre transversale et un poteau », des « détails et ces éléments » qu’il juge « très importants » dans ce type de rencontre.
Une colère des supporters « compréhensible »
L’entraîneur marseillais comprend parfaitement la frustration ambiante, d’autant que la Coupe de France représentait une véritable priorité après l’élimination précoce du rival parisien. « Tous nos supporters attendaient qu’on se qualifie pour les demi-finales, car c’est un trophée qui nous fuit depuis trop longtemps », a concédé Habib Beye. Conscient que « quand l’espoir disparaît, on a cette déception », il a appelé à « comprendre la déception et la colère » des fans phocéens, qui ont empêché les joueurs de s’approcher des virages après le match en lançant des fumigènes sur la pelouse.
Kondogbia et la « tristesse » du vestiaire
Le vestiaire olympien partage ce sentiment d’abattement total. Geoffrey Kondogbia, titulaire dans l’entrejeu lors de cette rencontre, a fait part de son amertume après le coup de sifflet final. « Il y a de la désillusion, de la tristesse », a lâché le milieu de terrain. Très affecté par cette occasion manquée de soulever un titre national, il a reconnu que le groupe avait « à cœur d’aller au bout de cette compétition » et qu’il n’avait « pas grand-chose à dire » face à ce nouvel échec.
Se tourner vers les dix finales en Ligue 1
Désormais, l’OM doit impérativement trouver les ressources pour ne pas sombrer définitivement. Pour Habib Beye, « la sérénité elle s’amène dans le travail » et il s’agit de « digérer le plus vite possible » pour « garder la tête haute ». Le mot d’ordre est clair pour le coach comme pour Geoffrey Kondogbia : il faut se reconcentrer. « Il faut regarder devant, combattre en championnat », a exhorté le milieu de terrain. Avec « dix matchs de championnat maintenant », Habib Beye a rappelé à ses troupes qu‘ »il faut qu’on aille chercher un objectif » pour espérer arracher une qualification européenne en fin de saison.

