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Guardiola ? Platini n’est pas fan, et il le dit violemment

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Il est considéré par beaucoup comme le plus grand entraîneur de sa génération, un révolutionnaire qui a redéfini les codes du jeu. Le football de Pep Guardiola, basé sur la possession, le mouvement et une discipline tactique de fer, est une référence, un modèle copié dans le monde entier. Ses succès, à Barcelone, au Bayern Munich ou à Manchester City, ont assis sa légende. Pourtant, cette hégémonie n’empêche pas la critique. Et la dernière en date, venue d’une icône du football mondial, est d’une violence rare.

Un football qui ne fait pas rêver Platini

Cette icône, c’est Michel Platini. Dans un long entretien accordé au journal L’Équipe, l’ancien numéro 10 des Bleus n’a pas mâché ses mots au moment d’évoquer le style de jeu prôné par le technicien catalan. Pour lui, le constat est sans appel : « C’est un football stéréotypé, ça ne me fait pas rêver ». Le triple Ballon d’Or fustige un jeu fait de « passes latérales, pas beaucoup de passes en profondeur » et déplore la disparition des numéros 10, ces artistes qui « régalent le ballon », sacrifiés sur l’autel du collectif. « Le football appartient plus aux entraîneurs, et je crois que les footballeurs sont moins libres », analyse-t-il, sans concession.

Venant d’un des plus grands créateurs de l’histoire, la critique a du poids. Platini, le joueur, est légitime pour parler du beau jeu, de l’émotion, de la prise d’initiative. Mais l’ironie de la situation n’échappe à personne. Platini, l’entraîneur, a un bilan bien moins glorieux. Son échec cuisant à la tête de l’équipe de France lors de l’Euro 92 rappelle qu’entre la vision artistique et la réalité du banc, il y a un monde. Pas sûr, donc, qu’il soit le mieux placé pour donner des leçons à l’un des coachs les plus titrés de l’histoire.

Un débat qui n’est pas nouveau

Cette charge n’est cependant pas un cas isolé. D’autres grandes figures du football ont, avant lui, exprimé leur scepticisme. L’Italien Fabio Capello avait ainsi accusé Guardiola d’avoir « ruiné le football italien » avec sa possession stérile, tandis que l’ancien gardien américain Tim Howard l’avait accusé d’avoir « ruiné le football » en général, en imposant un style que seules quelques équipes au monde peuvent appliquer. Preuve que le débat entre la possession et l’efficacité, entre l’artiste et le méthodiste, est éternel.

La sortie de Michel Platini ne changera sans doute pas la philosophie de Pep Guardiola. Mais elle a le mérite de relancer une discussion essentielle sur la nature même du jeu. Le football doit-il être un art ou une science ? La question reste ouverte. Et la réponse, visiblement, dépend de quel côté du terrain on se place.

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