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OM – Strasbourg (2-2) : L’éternel sabordage des Marseillais

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Le Vélodrome est un volcan dont la lave finit toujours par brûler ses propres enfants. Dans un climat de fin de règne, marqué par la démission fracassante de Roberto De Zerbi après le Classique, l’Olympique de Marseille a encore trouvé le moyen de s’auto-détruire face à Strasbourg (2-2). Sous les yeux d’un Frank McCourt glacial et d’un public en grève durant le premier quart d’heure, les banderoles hostiles visant le duo Longoria-Benatia avaient planté le décor. Confié à l’intérimaire Jacques Abardonado, cet OM malade croyait pourtant tenir sa rédemption. Mais, incapable de chasser ses démons, il a de nouveau sombré dans les arrêts de jeu, confirmant une fragilité psychologique incurable.

L’éclaircie signée Gouiri

La soirée aurait d’ailleurs pu mal débuter si la tête du Strasbourgeois Godo n’avait pas fracassé le poteau dès la 5e minute. Bousculé, l’OM a fini par s’en remettre à l’orgueil d’un homme : Amine Gouiri. Sifflé lors de ses dernières sorties, l’attaquant a ravivé la flamme. D’abord passeur décisif pour un piqué subtil de Mason Greenwood (14e), il s’est mué en buteur dès le retour des vestiaires en punissant un contrôle raté du gardien Penders (47e). Avec ce break en poche, et malgré un duel manqué par Pierre-Emerick Aubameyang (39e), les Phocéens semblaient avoir fait le plus dur, réchauffant même les cœurs d’un public versatile prêt à pardonner.

Mais la sérénité est une langue étrangère sur la Canebière. Au lieu de tuer le match, Marseille a reculé, subi, et laissé le Racing espérer. La réduction du score de Nanasi, d’un tir dévié par Højbjerg (72e), a agi comme un poison paralysant. Le fantôme du Paris FC, où l’OM avait déjà dilapidé une avance de deux buts, s’est remis à planer. Si Gerónimo Rulli a retardé l’échéance par une parade monumentale devant Doué (75e) et que Nanasi a manqué le cadre (77e), la panique s’était déjà emparée des esprits marseillais. Le bloc a reculé dangereusement, attendant passivement la sentence.

Le sabordage de la 94e minute

La punition, aussi cruelle que prévisible, est intervenue au bout de la partie. Juste après un face-à-face vendangé par l’entrant Paixão qui aurait pu plier l’affaire (91e), l’OM a commis l’irréparable. À la 94e minute, Emerson Palmieri s’est fendu d’une faute totalement évitable sur Yassine dans la surface. Un penalty indiscutable, transformé avec sang-froid par Panichelli (2-2). Bis repetita. Le Vélodrome, abasourdi, assistait impuissant à la réplique exacte du scénario catastrophe vécu deux semaines plus tôt. La victoire tendait les bras, mais Marseille a choisi le suicide collectif.

Ce match nul a le goût amer d’une capitulation en rase campagne. Il symbolise le mal profond d’une équipe irréductiblement fébrile, incapable de retenir les leçons du passé. Jacques Abardonado avait réclamé du caractère, il n’a obtenu qu’une illusion de 70 minutes. Devant son écran, Roberto De Zerbi a sans doute esquissé un sourire amer, conforté dans son diagnostic d’un vestiaire à la dérive. Les supporters, passés de la colère à l’espoir puis au désespoir, ont pu constater l’étendue des dégâts. Le projet vacille, et l’OM, tragique héros de sa propre chute, ne cesse de creuser.

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