OM : Abardonado en mission commando pour « laver les têtes » face à Strasbourg
L’ancien défenseur et capitaine marseillais connaît parfaitement la maison et ne se montre pas effrayé par la tempête. « Je connais la situation, on l’a déjà vécue il y a deux ans, je ne suis pas surpris, » a-t-il déclaré avec le calme des vieux briscards. S’il a rendu un vibrant hommage à son prédécesseur, qualifiant De Zerbi de « coach merveilleux » qui aimait profondément le club, la nostalgie n’a pas sa place. Abardonado a pointé la responsabilité collective du fiasco récent. Face à un groupe qu’il décrit comme « meurtri », il assure que ses hommes se sentent « responsables et revanchards« , prêts à fournir les efforts nécessaires pour obtenir une réaction immédiate.
La méthode Pancho : simplifier et « laver les cerveaux »
Pour remettre l’équipe à l’endroit, la méthode de l’intérimaire est claire : simplifier à l’extrême. L’objectif principal de la semaine a été de « laver les têtes » et de « laver les cerveaux ». Épaulé par Romain Ferrier, le coach de la réserve, Abardonado a décidé de réduire les séances vidéo et de ne « pas chercher la complication sur le plan tactique » afin d’offrir plus de liberté à ses joueurs. Il souhaite voir une équipe ambitieuse et retrouver des sourires en leur demandant « d’avoir la banane ». Ce vent de fraîcheur sera indispensable pour affronter Strasbourg, une formation jugée « redoutable ». L’OM devra d’ailleurs faire sans Leonardo Balerdi, le seul forfait, absent en raison d’une otite.
L’autre grand défi de ce samedi sera d’affronter un stade qui s’annonce volcanique. Conscient de la rupture avec les supporters, Abardonado a préparé ses joueurs à un accueil glacial. « Il y aura sûrement des banderoles, des chants, » a-t-il prévenu, estimant cette fronde totalement « logique ». Enfant du club, il sait que la ferveur marseillaise est lourde à porter et rappelle avoir « connu des joueurs qui ne voulaient plus porter le maillot tellement ils avaient de pression ici ». La consigne est donc d’être totalement « focus sur le terrain » pour tenter de faire changer cette situation par les actes.
L’urgence du résultat avant le futur coach
S’il refuse de s’épancher sur le profil du futur entraîneur, estimant que « le nouveau coach devra trouver le bon timing », Abardonado reste concentré sur sa mission commando. Le classement rappelle que l’OM n’est « pas loin du podium » et l’ambition de remporter la Coupe de France reste intacte. La survie sportive de cette saison passe obligatoirement par un succès face au Racing. Avec un peu plus d’expérience que lors de son précédent intérim et une semaine entière de préparation, Pancho promet une équipe « conquérante« , prête à tout pour se rattraper et prouver son attachement au maillot olympien.

