De Zerbi, Nasri déplore « une forme d’abandon »
Entre l’officialisation de sa signature le 9 juillet 2024 et son licenciement, intervenu dans la nuit de mardi à mercredi dernier, Roberto De Zerbi sera resté environ un an et demi sur le banc de touche de l’Olympique de Marseille.
Soit la moitié de la durée de son contrat, qui courait jusqu’au mois de juin 2027. Après la piteuse élimination en Ligue des champions et la débâcle subie dimanche dernier au Parc des Princes face au Paris Saint-Germain, le technicien italien ne semblait plus être l’homme de la situation.
Samir Nasri y voit comme un éternel recommencement. « Ce qui me dérange, c’est que le projet, c’était trois ans. Tu as pris un entraîneur pour trois ans, des joueurs pour ce projet. Et là, tu vas te retrouver à prendre un nouvel entraîneur demain qui ne partage peut-être pas la même philosophie et qui va te demander dix autres joueurs qui n’auront rien à voir. Tu repars à zéro encore une fois », a constaté le consulant sportif sur Canal +.
De Zerbi, trop supporter pour être un bon coach
Roberto De Zerbi n’aurait pas eu le comportement approprié. « Il n’a pas pris la hauteur qu’il devait avoir, poursuit l’ancien milieu offensif. C’est comme si c’était un supporter qui entraînait l’équipe. Il est affecté énormément par les défaites. J’ai travaillé avec des coachs, ils sont affectés par la défaite et le lendemain, c’est passé. Je trouve ça dommage et décevant cette forme d’abandon de sa part ».
Habib Beye semble désormais tenir la corde pour prendre la succession de Roberto De Zerbi. Samedi, pour la réception du Racing Club de Strasbourg à l’Orange Vélodrome, Pancho Abardonado pourrait assurer l’intérim, secondé par Romain Ferrier.

