OM : De Zerbi, la sanction tombe
« Je demande pardon aux supporters et j’en parlerai avec Pablo Longoria et Mehdi Benatia pour comprendre ce qu’on peut faire. Il faut comprendre pourquoi, pourquoi on fait un match comme ça quand on vient ici et un différent à Lens ou Rennes ». Ces mots de Roberto De Zerbi résumaient bien l’impuissance du technicien italien, dimanche soir, après la gifle reçue par son équipe dans le Classique contre le Paris Saint-Germain (0-5).
Dans le climat de crise qui plombe l’Olympique de Marseille, le technicien italien parait à court de leviers. « Je n’ai pas d’explications, et c’est le plus gros problème. Je ne sais jamais qui je vais avoir sur le terrain. Et c’est encore un soir on doit demander pardon, comme après Bruges… Je n’ai jamais connu une équipe qui faisait autant les montagnes russes. » Pour le journaliste de La Chaîne L'(Equipe Dave Appadoo, la responsabilité de Roberto De Zerbi dans les crashs à répétition est notoire : « Ce qui me frappe à l’OM c’est qu’il n’y a pas de niveau planché, tu ne peux pas t’effondrer dans ces proportions. De Zerbi a une responsabilité dans la façon de sécuriser son équipe », a lancé le chroniqueur de L’Équipe du Soir.
Un constat qui n’est pas sans conséquence puisque selon les informations de RMC Sport, l’histoire de Roberto De Zerbi à l’OM devrait bien se terminer. Il ne manquerait que l’aval du propriétaire Frank McCourt pour acter le départ de l’Italien.
Une approche tactique et un management qui interpellaient
Si De Zerbi fait ses valises, il laissera derrière lui un bilan très contrasté. Sur le plan tactique, De Zerbi a entretenu une certaine inconstance en alternant les schémas et les compositions. L’OM a d’ailleurs réussi la petite prouesse d’aligner 32 onze différents en 32 matchs toutes compétitions confondues, cette saison. Une instabilité dans le prolongement de la politique du club, avec des mouvements constants sur le marché des transferts.
Mais c’est le management et la communication de l’Italien qui interpellent le plus. Habitué à mettre de l’affect et une dimension émotionnelle avec de nombreux joueurs, qu’il appelle « ses fils », Roberto De Zerbi est capable de casser ces relations de façon brutale. Les gestions de Geronomi Rulli ou Benjamin Pavard font beaucoup de bruit, tout comme les départs soudains d’Adrien Rabiot l’été dernier et d’Amir Murillo cet hiver.

