Nouvelles

L’OM sombre encore, De Zerbi explose

0 1

Ce devait être le match de la rédemption, ce fut celui du sabordage. Alors que l’OM menait confortablement 2-0 face au Paris FC grâce à Greenwood et Aubameyang, l’équipe a sombré dans les dix dernières minutes pour concéder un nul aux allures de défaite (2-2). Un scénario cruel, ponctué par une faute inutile de Gerónimo Rulli à la 93e minute, qui a fait sortir Roberto De Zerbi de ses gonds en conférence de presse. L’Italien, le visage fermé, n’a pas cherché d’excuses tactiques mais a directement visé le mental de ses troupes, incapables de tenir un résultat.

La colère noire de De Zerbi

« Ce qu’on fait, ce n’est pas suffisant », a lâché le technicien, visiblement marqué par cette incapacité chronique à tuer les matchs. Pour De Zerbi, le problème n’est pas technique mais psychologique. « On a dominé pendant 80 minutes. Les 10 dernières minutes, la lumière s’est éteinte. On a perdu le ballon trop facilement », a-t-il analysé froidement. En pointant ce manque de caractère au moment de conclure, il place ses joueurs face à leurs responsabilités : « Pour jouer la fin, il faut cette envie. C’est la qualité principale qui est nécessaire ». Une accusation lourde de sens après une semaine déjà traumatisante.

Si le coach refuse d’accabler publiquement son gardien sur l’action du penalty, rappelant qu’il « ne peut pas perdre la confiance après deux erreurs », le constat d’échec est collectif. L’erreur de Rulli est symptomatique d’une fébrilité qui a gagné toute l’équipe, tout comme le raté d’Amine Gouiri qui avait la balle de match au bout du pied juste avant l’égalisation parisienne. Ces défaillances individuelles dans le « money time » traduisent une fragilité mentale inquiétante pour une équipe qui prétend jouer les premiers rôles et qui sort à peine d’une élimination en Ligue des Champions.

La guerre est déclarée en interne

Le capitaine Leonardo Balerdi a d’ailleurs confirmé le diagnostic de son entraîneur, avouant sur BeIN Sports : « On s’est relâché… Ça ne doit pas arriver une autre fois ». Mais les mots doux devant les caméras cachent une réalité plus rugueuse en interne. De Zerbi a prévenu : « Je ne vous dis pas forcément tout ce que je pense. Les choses comme elles sont, je les dis dans le vestiaire ». Le ton a dû monter dans l’intimité de Jean-Bouin, car l’entraîneur, qui se dit « toujours prêt à partir à la guerre », attend de ses soldats qu’ils le soient aussi.

Cette nouvelle désillusion installe confortablement la crise à Marseille. Après une semaine rythmée par des rumeurs de démission et une déroute européenne, ce nul a le goût amer d’une faute professionnelle. « Ça m’énerve parce que je sais qu’on peut mieux faire », a conclu De Zerbi. L’OM est une équipe malade, et l’atmosphère, déjà électrique, risque de devenir irrespirable avant le choc en Coupe de France contre Rennes. La rémission attendra.

Comments

Комментарии для сайта Cackle
Загрузка...

More news:

Read on Sportsweek.org:

Autres sports

Sponsored