Arbeloa menacé, vestiaire ciblé : Pérez sort la sulfateuse
Le mois de janvier devait être celui de la relance, il a été celui du cauchemar. Défaite en Supercoupe, élimination historique en Coupe du Roi face à Albacete, et pour couronner le tout, une piteuse neuvième place en phase de ligue de la Ligue des Champions, synonyme de barrages pour la deuxième année consécutive. Pour une institution comme le Real Madrid, qui a bâti sa légende sur la domination européenne, ce scénario est vécu comme une véritable infamie. Le mal est profond, et la réaction au sommet du club a été à la hauteur de l’affront.
Une humiliation qui ne passe pas
Selon le média ibérique COPE, Florentino Pérez serait entré dans une colère noire. Le président madrilène, qui a dû entendre des « Florentino démission ! » descendre des tribunes du Bernabéu – une première depuis près de vingt ans –, ne décolère pas. Pour lui, l’image du club est bafouée. Il aurait qualifié certaines prestations « d’indignes de l’histoire du Real Madrid » et aurait placé la responsabilité de la crise « d’abord sur les joueurs ». Ce coup de gueule monumental vise directement un vestiaire jugé trop suffisant et loin de son niveau.
Cette sortie met une pression terrible sur l’ensemble du club, et en premier lieu sur l’entraîneur, Álvaro Arbeloa. Propulsé sur le banc dans un contexte déjà explosif après le départ de Xabi Alonso, l’ancien défenseur du club est aujourd’hui plus exposée que jamais. Il est vu comme une solution de transition, un pare-feu en pleine tempête, mais pas comme l’homme d’un projet à long terme. Sa position est d’autant plus fragile que le club s’active déjà en coulisses pour lui trouver un successeur.
Álvaro Arbeloa, seul sous la pluie de Lisbonne. L’image résume son isolement et la crise du Real : un entraîneur en sursis, sous le feu des critiques et de la colère de Florentino Pérez.
Arbeloa sur un siège éjectable, Emery en approche ?
Le nom qui circule avec le plus d’insistance est celui d’Unai Emery. Le profil de l’actuel coach d’Aston Villa, réputé pour sa rigueur tactique et sa capacité à remettre de l’ordre dans un vestiaire, correspond parfaitement au diagnostic posé par la direction. Le fait que cette rumeur émerge si tôt dans la saison est un signe qui ne trompe pas : Arbeloa est en sursis. Son avenir se jouera lors de ce barrage de la peur en février.
Car au-delà du prestige, ces deux matches supplémentaires ajoutent une charge physique et mentale à un groupe déjà à bout de souffle. Pour Florentino Pérez, coutumier des coups de pression, le message est clair : un nouvel échec ne sera pas toléré. Le président est redevenu pyromane pour sauver son institution, quitte à tout faire exploser pour mieux reconstruire.

