LOSC : ces joueurs qui ont lâché Genesio
À Lille, la question ne se pose plus tout à fait en termes de résultats. Elle touche désormais à l’adhésion. Depuis plusieurs semaines, les signaux faibles s’accumulent autour de Bruno Genesio : attitudes neutres, erreurs répétées, absence de réaction dans l’adversité. À première vue, tout donne l’impression que certains joueurs ont cessé d’y croire. Reste à savoir lesquels… et pourquoi.
Un malaise qui dépasse les individualités
En réalité, aucune source ne désigne un nom précis. Aucun cadre n’a publiquement contesté le coach, aucun clan ne s’est formé dans l’ombre. Le problème est plus diffus. Ce qui se dessine depuis le début de l’année 2026, c’est un « lâchage collectif », presque passif, où chacun semble jouer sa partition sans réellement se soucier du sort de l’entraîneur.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : cinq défaites consécutives toutes compétitions confondues, des buts encaissés dès les premières minutes, et surtout une incapacité à réagir, même en supériorité numérique face au Celta Vigo. Bruno Genesio l’a lui-même reconnu en conférence de presse, évoquant des prestations « à la limite du scandale » et appelant « beaucoup » de joueurs à se regarder dans le miroir. Des mots forts, rarement anodins, qui traduisent un sentiment d’abandon plus que de simple méforme.
Les propos de Genesio ont fragilisé le lien
Avant Strasbourg, Genesio a parlé de « reset », de sanctions possibles, de responsabilités à assumer. Un discours de vérité, mais aussi un risque. Car lorsque les résultats ne suivent plus, ce type de sortie peut accentuer la distance entre un staff et un groupe déjà fragilisé. Le 1-4 encaissé à domicile a donné l’impression d’une équipe jouant sans filet, ni pour elle-même, ni pour son entraîneur.
Olivier Létang martèle sa confiance et refuse toute idée de rupture. Officiellement, le LOSC fait front. Officieusement, le malaise est là. Ce n’est pas un joueur qui a lâché Bruno Genesio, mais une dynamique collective qui s’est délité. Et dans ce genre de situation, le plus dangereux n’est pas la fronde… mais l’indifférence.

